Il parla encore un peu, mais il avait baissé le ton et je n'entendis pas trop la suite. le brigadier que je ne connaissais pas, voyant mon
inquiétude, ne me rassura qu'à moitié.
- Te casses pas trop la tête, ils vont pas te manger, mais tu pourrais bien te ramasser queques jours de tôle.
L'autre ressorti et son air peu engageant ne me rassura pas davantage.
-Et bien cavalier, vous vous rendez compte de la gravité de votre acte, si vous n'étiez pas en train de faire vos classes vous risqueriez le conseil de guerre.
Je n'en menais pas large, mais je commençais à ressentir cela comme une injustice et comme on dit la moutarde commença à me monter au nez.
- Mais on m'a oublié, maréchal des logis, j'ai de grosses circonstances atténuantes. Vous êtes obligé de noter sur votre rapport que je suis arrivé ici à neuf heures, et puis il y a des
témoins.
Car depuis deux minutes deux autres cavaliers étaient sortis voir ce qui se passait.
- Garde à vous d'abord quand vous parlez à un supérieur.
Je rectifiais mollement ma position, puis m'ayant vu pâlir de rage il baissa le ton en disant.
- Votre brigadier arrive , après tout cela ne me concerne pas, vous verrez ça avec lui!
Le brigadier " le roquet " arriva encore tout ébouriffé, il attaqua de suite.
- Ah bravo Georges, cela va vous coûter cher, vous savez qu'un abandon de poste est passible de sanctions graves! etc...
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