Mercredi 7 mai 2008

Il parla encore un peu, mais il avait baissé le ton et je n'entendis pas trop la suite. le brigadier que je ne connaissais pas, voyant mon inquiétude, ne me rassura qu'à moitié.
- Te casses pas trop la tête, ils vont pas te manger, mais tu pourrais bien te ramasser queques jours de tôle.
L'autre ressorti et son air peu engageant ne me rassura pas davantage.
-Et bien cavalier, vous vous rendez compte de la gravité de votre acte, si vous n'étiez pas en train de faire vos classes vous risqueriez le conseil de guerre.
Je n'en menais pas large, mais je commençais à ressentir cela comme une injustice et comme on dit la moutarde commença à me monter au nez.
- Mais on m'a oublié, maréchal des logis, j'ai de grosses circonstances atténuantes. Vous êtes obligé de noter sur votre rapport que je suis arrivé ici à neuf heures, et puis il y a des témoins.
Car depuis deux minutes deux autres cavaliers étaient sortis voir ce qui se passait.
- Garde à vous d'abord quand vous parlez à un supérieur.
Je rectifiais mollement ma position, puis m'ayant vu pâlir de rage il baissa le ton en disant.
- Votre brigadier arrive , après tout cela ne me concerne pas, vous verrez ça avec lui!
Le brigadier " le roquet " arriva encore tout ébouriffé, il attaqua de suite.
- Ah bravo Georges, cela va vous coûter cher, vous savez qu'un abandon de poste est passible de sanctions graves! etc...

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Mercredi 7 mai 2008

A leurs question je répondis " rien à signaler" et après leur départ je continuais à scruter mon secteur avec acuité.
A sept heures je me dis, je vais boire un café bien chaud, d'autant que la nuit avait été plutôt fraîche. Je commençait à attendre mon brigadier pour non pas envoyer un remplaçant, je l'ai déjà dit,c'étais un poste de nuit, mais qu'il vienne me chercher, je ne devais pas abandonner mon poste. J'essayais d'appeler mais j'étais trop loin du poste de garde pour que l'on m'entende. Donc vers neuf heures, je décidais d'aller voir ce qui se passait, pensant que l'on m'avait oublié. A mon arrivée le sous officier de jour, me regarda comme si j'étais un zombi.
- D'où tu sors toi?
- Je prenais la garde de cinq à sept heures, je commence d'en avoir marre, vous m'avez oublié ou quoi?
Ce grand escogriffe se mit à me vouvoyer.
- Dites donc cavalier, on ne vous a jamais dit qu'on ne doit en aucun cas abandonner son poste de garde!
Puis se penchant vers la porte de la guitoune il dit au brigadier à voix réduite.
- Putain ces cons, ils l'ont oublié! restez avec lui dehors je vais appeler son instructeur!
J'entendis aussi à peu près ce qu'il disait à l'autre à la radio du camp.
- Tu as fais le compte de tes gars ce matin, t'en aurais pas un qui se serait évadé par hasard ?
Puis après un temps pendant lequel l'autre avait dû faire ses comptes.
- Il est là, il attend dehors.


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Mercredi 7 mai 2008
- Au revoir mon Colonel et merci!
Je ne sais pourquoi je le remerciais , en tous cas il regagna le voiture où le chauffeur au garde à vous ouvrait la portière arrière, par laquelle il pénétra à l'intérieur. Je le regardais partir, interloqué. Je n'ai jamais su ce qu'il voulait, et pourquoi moi! et pas plus que qui il était. Je n'en parlais pas, mais le bruit couru dans la tente et j'eus l'impression que l'on me regardait différemment.
A partir du deuxième mois, nous devions prendre la garde, le camp était immense et bon nombre de mirador jalonnaient les clôtures, faites de plaques de béton et de barbelés sur le haut.
Une nuit j'étais de faction dans un de ces postes d'observation, non loin de la mer, de cinq à sept heures du matin. Ce poste là était uniquement de nuit. On y accédait par une échelle métallique avec un palier intermédiaire et un système de trappe dans le plancher qui, une fois fermée donnait au mirador une surface de près de quatre mètres carrés.
Je prenais la garde sérieusement, car bien qu'il n'y ait pas de gros risques d'attaque, je me disais, on ne sais jamais. Je disposais d'un fusil " Mas 36" avec une seule cartouche dans ma poche. Le bruit des vagues de la mer proche, ne me permettait pas d'entendre distinctement les autres petits bruits, aussi je passais deux heures à scruter les abords extérieurs de la clôture. La lumière de la lampe installée à proximité était trop faible pour voir quoi que ce soit parmi les les bosquets d'arbousiers, de petits pins, et de ronciers qui projetaient  sur le sable clair des formes bizarres que je croyais être des silhouettes de je ne sais quel animal ou être humain.
La visite du chef de poste et notre roquet vers six heures m'occupa quelques minutes.
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Mercredi 7 mai 2008
- Mon colonel voici le cavalier Georges.
- Repos! et merci! maréchal des logis, vous pouvez disposer!
C'était bien un colonel ou équivalent, il avait cinq barrettes sur les épaulettes, un placard de décorations coté gauche et une ancre de marine brodée sur les revers du veston. C'était un homme assez grand, mince, je lui donnais environ cinquante ans . Sa tenue impeccable bleue marine et sa casquette blanche lui donnait un air un peu sévère, mais son allure sportive et son visage bronzé inspiraient confiance et lui donnaient un air plus jeune. Je ne l'avais jamais vu. Il me fit signe d'approcher et, m'entraînant un peu à l'écart me demanda.
- Ton nom c'est bien Georges?
Le temps que je reprenne mes esprits, je répondis.
- Oui mon colonel!
Il ne releva pas mon erreur, ni d'ailleurs celle du chef de poste une minute plutôt, car après coup je sus que c'était un capitaine de Frégate dans la marine, ce qui correspondait au grade de lieutenant colonel dans l'armée de terre, et nous aurions dû l'appeler Commandant! 
- Il n'y a que toi qui porte ce nom là ici?
- Il y en avait un autre il était de Limoges, je sais qu'il est parti il n'y a pas longtemps, mais je ne sais pas où.
- Tu fais tes classes ici, c'est bien en bord de mer comme ça, Tu viens de quelle région?

- Je suis de la Correze, enfin je suis né là bas.
Il me sembla qu'il n'avait plus rien à me demander ou à me dire, car visiblement je n'étais pas le gars qu'il cherchait. Aussi en se dirigeant vers la voiture il me dit.
- Et bien cavalier je crois que j'ai dû faire une erreur, tu ne dois pas être l'homme que je voulais voir! Je vais te dire au revoir et bonne chance!
J'étais déjà au garde à vous et saluais un peu interdit. 


  
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Mercredi 7 mai 2008































                                          Coucher de soleil à Rio San Juan
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Mercredi 7 mai 2008


La Banque , épicerie café bar, restaurant etc...
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Mercredi 7 mai 2008
































Playa grandé, côte Nord


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Mercredi 7 mai 2008



je n'ai pas trouvé d'expliation à cette couleur
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Mercredi 7 mai 2008































 Blue laque 
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Mercredi 7 mai 2008
 

Petit homme qui vit dans la maison du début
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