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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 23:36
ce passage a trait à la terrible tempête que le bateau qui nous emmenait en Algérie, subit et nous avec, au large des iles Baléares.

............. Avec mon voisin, un gars de l'Indre de la région de Nohant dans l'Indre qui s'appelait Chopin ( cela ne s'invente pas) , nous décidâmes de monter respirer et fumer une cigarette sur le pont, situé à la proue du navire, presque au-dessus de la cale où on nous avait installés. Une vingtaine de gars nous avaient devancé, certains, accoudés au bastingage se retenaient de vomir, tandis qu'un autre envoyait son repas aux poissons en poussant des "raouls" de plus en plus stériles à chaque plongée de l'étrave. Le vent qui s'était levé renvoya quelques reliefs sur le pont, aussitôt blayés par des paquets de mer qui allaient s'éclater sur les portes fermées des coursives. Je n'étais pas trop sensible au mal de mer, mais je commençais à serrer les dents, il me semblait que le tangage du bateau devenait de plus en plus important, la proue paraissait s'enfoncer a chaque fois et remontait aussitôt avec une régularité de métronome, provoquant a chaque mouvement une remontée de mon estomac qui n'avait jamais connu pareil traitement. Avec mon copain on commençait non pas d'avoir une vraie peur,mais de ressentir une certaine angoisse, accentuée par ce mal être que provoque le mal de mer, ne sachant quelle attitude adopter pour éviter le vomissement. Aprés une dernière cigarette, nous décidâmes de regagner nos pénates, pensant que sur le transat de la cale cela irait mieux. Au fur et à mesure que nous avancions, nous devions faire attention où on mettait les pieds pour ne pas s'étaler dans les vomissures qui jalonnaient la coursive menant à l'escalier. Sur le palier où j'avais repéré des toilettes à la turque, une dizaine de gars attendaient leur tour, pietinant dans le dégueulis. Une odeur nauzéabonde se dégageait de cet endroit, nous donnant encore plus envie de vomir s'il en était besoin.Je franchis les deux niveaux ignorant les toilettes du palier intermédiaire, moins encombré et, me tenant à la rambarde, j'évitais encore  de marcher dans quelques flaques grasses, de plus en plus rares il est vrai à la dernière volée de l'escalier.

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Published by Jean Georges - dans ecrire
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  • Je suis un retraité...veinard, j'aime la vie, les voyages au soleil, le Saint Emilion, la littérature (18 et 19°), mafemme Camille  je suis fan invétéré de San Antonio ( alias Frédéric Dard) j'aime aussi internet, les blogs, etc...
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