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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 21:30

Nos deux instructeurs n'étaient pas très plaisants, malgré que ce soit des appelés comme nous , ils avaient l'air de prendre leur rôle très au sérieux, et ne tardèrent pas à nous le faire savoir. Le plus petit ressemblait à un roquet quand il parlait, et il ne tarda pas à "aboyer", c'est lui qui s'adressa à nous en premier.
- Et bien! on est pas sortis de l'auberge! c'est quoi cette pagaille, je veux vous voir en rang par deux et silence!
Le deuxième, plus grand, un peu boulot, des lunettes rondes sur le nez qui lui donnait une allure d'intello pris le relais et y alla de son discours.
- Voilà! Nous sommes devant votre tente où vous allez vivre et dormir pendant deux mois, elle porte le N° 56, notez bien ce chiffre car des tentes comme celle ci il y en a cent cinquante ici. A l'intérieur il y a un lit pour chacun et une armoire pour deux entre chaque lit, le premier rang prendra le côté droit et le deuxième le gauche dans l'ordre dans l'ordre où vous êtes. Vous n'aurez pas le temps de prendre une douche ce soir, mais vous pourrez vous rafraîchir et vous raser, les lavabos et toilettes sont un peu plus loin sur la droite dans un bâtiment en parpaings, le réfectoire se trouve de l'autre côté de la place d'armes. Départ d'ici tout à l'heure vers sept heure. C'est tout pour ce soir, il est cinq heures que chacun soit prêt à l'heure. Demain matin après la toilette, le petit déjeuner est vers sept heures, ensuite on vous donnera le programme pour la journée.


Page 57


Au moment de m'endormir le soir sur un lit relativement confortable, par rapport à ce que j'avais connu pendant soixante douze heures, je me dis que cela pourrait être pire, ce qui me permit de plonger dans un sommeil réparateur et sans rêves. Le lendemain matin je fus réveillé en sursaut vers six heures par le "roquet" qui n'arrêtait pas de crier comme un malade.
- Allez! La bleusaille debout la dedans, et en rangs par deux devant la tente! Le dernier arrivé sera de corvée de chiottes demain matin de bonne heure et de bonne humeur!
Ce n'était pas terminé, l'énergumène continua.
- Rassemblement devant la tente , après le petit déjeuner à sept heures, toutes vos affaires civiles devront être dans vos sacs et valises avec une adresse où les envoyer en métropole . On va vous remettre un short et un pull que vous endosserez en attendant qu'on vous donne votre paquetage.
Ce premier jour le café arriva jusqu'à la tente dans un espèce de seau plat en aluminium appelé " le perço" un bout de pain et du beurre. Le tout était moins mauvais que sur le bateau, mais cela ne s'améliora pas durant les deux mois qui suivirent cette première journée.
Ce qui était original, c'est qu'en sautant du lit on mettait tout de suite les pieds dans le sable, ce qui paraissait inconfortable au départ n'était pas à vrai dire un inconvénient majeur, et je m'aperçus rapidement qu'il y avait pas mal d'avantages.
Tout d'abord le ménage était vite fait, pas de bruits en marchant ou en cas de chute d'objet lourds. Quelques désagréments mineurs apparurent aussi comme la perte de pièces de monnaie ou de petits objets, et aussi le sable entrait partout, dans les chaussures et les vêtements etc.. mais je m'habituais rapidement à cet inconfort rustique.  

Page 58...

C'est le reste qui passait mal. Les premiers jours furent consacrés à nous familiariser avec les bâtiments et commodités et surtout à recevoir notre paquetage ou "fourniment" comme disaient certains. Dans un immense hangar équipé d'étagères et plusieurs "bidasses" installés derrière un grand comptoir distribuaient l'ensemble de l'équipement. D'abord un blondinet assis sur un tabouret à une table bancale distribuait des fiches.
- Quel est ton nom?
- Georges, Jean Georges
En triant ses fiches il fit semblant de ne pas avoir entendu, et il se mit à me regarder comme si j'étais un zombi et moi j'amorçais un large sourire, pensant qu'il se moquait de moi il haussa le ton.
- Je t'ai demandé ton nom?
Je lui répondis sans sourire à haute et intelligible voix, il continua.
- Jean Georges, un mètre soixante dix sept, soixante douze kilos pointure quarante quatre, c'est bien ça?
Et me tendant la fiche avant que je lui réponde il dit.
- Tu donnes ça au brigadier derrière le comptoir! allez au suivant!
Le comptoir faisait la longueur du hangar soit largement cinquante mètres, une dizaine de soldats faisaient la distribution. D'abord un sac marin énorme ensuite slips, maillots, chemises, pantalons et veste en treillis et cela se compléta par une paire de pataugas, et des chaussures plus habillé, et la tenue N° 1 en drap kaki, cravate, pantalon blouson calot plus chaussettes , mouchoirs etc...Le tout entassé dans le sac, qui malgré sa hauteur et son diamètre eût du mal à tout contenir . Je récupérais ma fiche et emportais mon sac avec difficultés. Ensuite ce fur la visite médicale et autres tests plus ou moins identiques à ceux que j'avais fait à Limoges lors de mes trois jours.

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Published by Jean Georges - dans ecrire
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  • Je suis un retraité...veinard, j'aime la vie, les voyages au soleil, le Saint Emilion, la littérature (18 et 19°), mafemme Camille  je suis fan invétéré de San Antonio ( alias Frédéric Dard) j'aime aussi internet, les blogs, etc...
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