Dimanche 29 novembre 2009
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Un article du journal allemand Süddeutsche Zeitung rappelle au ministre de l'identité et de l'immigration et à son collègue du ministère du Travail qu'une loi existe déjà contre les entreprises
embauchant des sans-papiers. Comme le dit Luc Mandret, il suffirait de la faire appliquer.
Mathieu Ramage - Flickr - cc
Le 23 novembre, Xavier Darcos et Eric Besson, respectivement ministre du Travail et ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, ont annoncé qu’ils déposeraient un projet de loi au
Conseil des ministres afin d’imposer la fermeture administrative des entreprises qui emploient des immigrés clandestins.
Dans Courrier International,
un article du Süddeutsche Zeitung relève l’absurdité de cette proposition (*) :
«
la France ne manque déjà pas de textes pour s’attaquer aux employeurs sans scrupules. Une personne qui emploie des étrangers en situation irrégulière risque jusqu’à cinq ans de
prison. Ses équipements et locaux peuvent être également confisqués. Le problème, c’est que cette législation n’est pas réellement appliquée ».
Au passage,
tout le monde semble oublier l’interpellation de deux sans-papiers travaillant à la rénovation de la
Lanterne, une résidence officielle dans laquelle Nicolas Sarkozy et Carla Bruni aiment séjourner. Leur employeur a-t-il été condamné ? Quid de la responsabilité de l’État qui
paye des sous-traitants employant des sans-papiers ?
En plein débat sur
le troll de
l’identité nationale, cette mesure ne vient que renforcer une réalité bien triste : le gouvernement stressé par les élections régionales de 2010 fait tout pour angoisser les Français et
remettre les thèmes chers à la droite (immigration, insécurité) au cœur des débats. Des prises de positions purement électoralistes, peu importent les absurdités ou les stigmatisations.
Retrouvez les articles de Luc Mandret sur son
blog merci à lui et a Marianne2
Commentaire:
c'est extraordinaire chaque ministre pour se faire mousser se sent obligé de pondre et de faire adopter une nouvelle loi qui souvent
existe il suffit de changer deux ou trois mots, y accoller une nouvelle taxe, grossir un peu les amendes. Dans beaucoup de cas la précedente loi n'a jamais servi, était
innaplicable ou avait déjà fait l'objet d'une jurisprudence.
Par Jean Georges
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Publié dans : ecrire
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