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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 21:55

 

 

Robert Lubanski (M1).jpg

 

 

Rappel : "Et sans attendre la réponse de l'homme, s'appuyant sur son épaule elle commença à se déchausser.

 

 

Le fantasme du porche… suite - 

 Sous la porte cochère, l'amour, le vrai.

 

Amélie, c’était son prénom, hésita encore quelques secondes, puis elle sourit, elle pensa furtivement à Gérard, son copain depuis deux ans, qui devait être rentré, comme d’hab’ il n’aurait même pas fait les courses, elle était certaine qu’il était encore sur sa console à tenter de battre le record du monde de je ne sais quel jeu idiot.

Elle balança sa chaussure droite d’un léger coup de pied vers le mur d’en face et, libérant sa main gauche de l’épaule de l’homme, elle entreprit de poser le deuxième escarpin. Sans réfléchir elle esquissa un quart de tour savant qui la positionna naturellement face à Domingo – c’était le prénom de l’homme -. Ce dernier , un maçon portugais fuyait chaque soir l’appartement du second étage pour venir ici fumer une cigarette. Sa grenouille de bénitier de femme ne supportait plus rien, ni cigarette, ni les matchs de Benfica, ni le vinho verde qu’il affectionnait, et quand aux fredaines conjugales, c’était la plupart du temps «  l’hôtel du cul tourné ». Aussi dans son survêtement sa virilité, d’homme du Sud,  se réveilla brutalement et, n’osant à peine croire à sa bonne fortune, de son bras droit il enlaça timidement la taille sensuelle qui s’offrait ainsi, la plaquant lentement  et,contre lui.

Ensuite tout alla très vite, son baiser ne surprit pas Amelie, elle l’aida même, car elle comprit qu’il n’avait pas trop l’habitude. Par contre, ses mains remontant sa jupe courte, eurent tôt fait d’atteindre sa croupe ferme et tendue. Amélie frisonna de plaisir quant elle sentit  sur ses fesses les grosses mains calleuses du maçon s’insinuer dans l’élastique de son string qui ne resista pas longtemps et claqua au troisieme assaut.

Elle eut, furtivement une pensée pour son string tout neuf c’était celui avec des petits cœurs multicolores,* elle se dit «  et puis merde ! Gérard m’en paiera un autre ».

Maintenant c’est elle qui prenait l’initiative , le survêtement ne l’empêchait pas de sentir l’exitation virile du portugais et, n’écoutant que son émoi, elle laissa aller sa main droite  d’abord à travers le tissus, puis très vite osa la plonger à l’intérieur du vêtement, ce geste l’électrisa lui provoquant un picotement singulier dans les parties les plus intimes de son corps. Domingo grogna de plaisir.

Elle n’en revenait pas, elle l’avait même guidé jusqu’à sa destination. Maintenant elle gémissait de bonheur, le balancement désordonné et rapide que lui imprimait Domingo l’envoya très vite dans un paradis peuplé de fleurs et d’étoiles multicolores, lui arrachant de petites plaintes mesurées d’animal malheureux.

Domingo avait un peu ralentit,reprenant son souffle  semblait rester sur sa faim. Amélie les jambes nouées dans le dos de l’homme depuis le début posa la droite à terre et la gauche sur le petit banc.

Le portugais reprit, Amélie qui commençait à se détendre comprit que ce n’était pas fini, au début elle n’aima pas trop, puis les assauts de Domingo prenant une allure de galop, elle sut qu’il y aurait un deuxieme service – Ah ! ça la changeait de Gérard qui expédiai ça en quelques minutes la laissant presque toujours aux abois.

La déferlante arriva sur le couple, quand Domingo enfonça ses doigts ronds sur le fessier rebondi d’Amelie en grognant quelques onomatopées dans sa langue natale. Pour elle, elle eut l’impression que son corps entier en apnée, roulait sous la vague écumante, remontait dans le rouleau la jettant sur le sable complétement vidée, alanguie, mais tellement heureuse.

Assise sur le banc, encore tremblante, Amélie remettait ses chaussures, en se levant elle embrassa Domingo très fort sur la joue, tira sur sa robe,  et à ce moment là la fenêtre du deuxieme étage s’ouvrit et une voix féminine appela.

- Domingo, tu as vu l’heure qu’est ce que tu fais, tu n’as pas fini de fumer tes cigarettes, tu seras content quand tu auras attrappé le cancer.

Amelie attendit que la fenêtre se referme en ramassat les restes de son string elle repartit dans la nuit, comblée, sans un mot. Après quelques pas elle se mit à fredonner des bribes de la chanson de Souchon « le baiser » : nananana ! nananana ! « 

- «  Si la vie est un film de rien

-     Ce passage là était vraiment bien

-     Ce passage là était bien

-     Elle est repartie… nananana ! nananana ! JG.

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Published by Jean Georges - dans ecrire
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commentaires

Jean Georges 12/04/2010 00:30



Bonsoir metextof,


Merci du compliment mais ce n'était trop difficile, le sujet s'y prêtait bien. Comme je n'avais pas de visiteurs, j'ai crains que mes habituels visiteurs n'apprecient pas ou que leur rigorisme
culturel désapprouve ce genre de littérature qui pourtant ne me parait pas censurable. JG.



Metextoff 11/04/2010 23:55



Salut J.G


Ben merde , t'avais bien caché tes talents de conteur érotique . J'applaudis des deux mains . Très beau texte et bien rythmé qui plus est .


 



Jean Georges 11/04/2010 22:33



Désolé, M1 cette idée ne m'a même effleuré: Carlita non! impossible ou alors le porche du Ritz ( le Fouquet's n'a pas de porche), et Benjamin n'a pas de mains de maçon. Pour la suite il faudrait
que j'invente un roman! JG.



Jean Georges 11/04/2010 22:22



Thé citron,


Oui c'est une histoire à peine utopique, cela pourrait arriver. En fait cette idée m'est venue car quand je travaillais nous avions une secretaire marrante qui quand tu lui demandais où elle
voudrait faire l'amour elle disait toujours , Sous un porche en ville la nuit quand il pleut. JG.



M1 11/04/2010 18:48



Voilà une suite comme j'aime ! t'es sûr qu'elle ne s'appelle pas Carla et lui benjamin? ; )


La suite chef ! : )



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