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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 22:18

 

 

amelie passionata 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

  Amélie avait déménagé, Elle avait planté là le Gérard. Oh ! il n’avait pas aimé ça mais finalement il n’était pas idiot, depuis quelques semaines il sentait bien que ce n’était plus comme au début. C’est que la jeune fille il fallait s’en occuper, au lit elle était exigeante, pas douée pour la cuisine, elle s’occupait de ses vêtements, mais jamais des siens, elle n’achetait jamais rien pour la maison, elle faisait les courses mais c’est Gege qui payait tout, il avait un compte ouvert au huit à huit en bas de la rue. Ils s’étaient quittés sans fracas se disant, sans trop y croire qu’ils se reverraient de temps en temps comme de bons amis.

  Elle avait posé ses valises provisoirement chez Jean Patrick qui habitait un bel appartement spacieux en location vers les Buttes Chaumont. Ca lui faisait un peu plus loin pour la gare du Nord mais la rapprochait un peu de la gare de l’Est, et puis il était tellement plus grand, plus lumineux, Matériel Hifi dernier cri, meubles design, cuisine moderne, et alors la chambre toute en couleurs, un ensemble literie d’un confort absolu. La salle de bain contigüe à la chambre toute en émaux de Briare avec sa baignoire à remous. Amélie avait installé ses affaires dans la deuxième petite chambre où il lui arrivait de dormir de temps en temps quand JP ne rentrait pas.

C’était le cas en ce moment, il était parti en Chine une dizaine de jours pour ses sacrées orchidées.

Ce mercredi, Amélie était en récupération de RTT, JP ne rentrait que Samedi, elle traîna un peu le matin à l’appartement essayant de ranger le bazar, passer l’aspirateur et laver la petite vaisselle qui restait sur l’évier. Après un bon bain bouillonnant, en s’habillant elle s’aperçut qu’elle n’avait que peu de lingerie propre, Gérard aimait lui en acheter de temps en temps mais depuis plus d’un mois qu’elle était avec les yeux noirs, il ne lui ramenait que des chocolats et des caramels. Elle se dit « cet après midi je vais faire des courses, samedi il faut que Jean Patrick me trouve explosive.

Elle n’osa pas aller dans un magasin de lingerie érotique, ce n’est pas l’envie qui lui en manquait mais outre le prix de ces babioles cela n’avait rien de pratique. Bref elle prit le métro et s’en alla traîner vers les champs Elysées puis aux Galeries Lafayette. Il n’y avait pas trop de monde, et puis le rayon lingerie ici était sans limites, il y en avait des milliers de sous tifs, de strings coquins, de bustiers suggestifs et des déshabillés affriolants. Amélie ne savait plus trop où donner de la tête, et puis en plus le toucher de ces sous vêtements lui portait aux sens, l’inspirait diablement. Elle en était à décrocher un body très suggestif du portant quand une vendeuse s’approcha la frôlant.

- Puis-je vous aider mademoiselle ?

La vendeuse était jolie, une fille des iles, pas plus grande qu’Amélie, mais un corps délié, souple, une sportive assurément. Son visage éblouissant de santé lui donna le frisson. Ses dents serrées, dont la blancheur éclatante tranchait avec ses lèvres pourpres et pulpeuses, entre lesquelles circulait, par moments une langue rose, souvent en mouvement, tout cela lui donnait le tournis. Amélie n’avait jamais eu d’attirance pour une fille, elle avait déjà dormi avec des copines sans pour cela s’intéresser à leur anatomie, mais là c’était étonnant, cette beauté caribéenne l’embrasait.

- Oui, je pourrais essayer ça, où se trouve la cabine d’essayage.

- D’habitude les clientes n’ont pas le droit d’essayer les sous vêtements, parce que souvent les gens ne sont pas propres, même les femmes, mais là je pense que vous n’avez pas ce problème, suivez-moi c’est juste à côté. Arrivées près des cabines aux portes dont le bas allait jusqu’au sol, la vendeuse ouvrit la première sur les trois et dit à Amélie.

- Allez-y ! Mademoiselle, je reste là s’il il y a un problème vous m’appelez, d’accord.

La cabine était spacieuse, un grand miroir lui renvoya une image en pied totalement à son goût, elle commença à se déshabiller ne gardant sur elle que son string minuscule. Ce n’était pas trop facile à enfiler ce truc là, c’était la première fois qu’elle en mettait un body et elle s’empêtra dans les fanfreluches ne sachant pas où cela se plaçait. Elle n’osait pas trop appeler la petite black, car ce body avait dû être fait pour elle et se regardant dans la glace elle eut comme une montée d’adrénaline, mettant son émotion empreinte d’ambigüité à l’épreuve. Elle savait pourtant que dans son état, elle allait se trouver à la merci de la vendeuse. Si elle lui demandait de venir l’aider elle était certaine de faire comme les papillons de nuit sachant très bien qu’ils allaient se brûler s’ils s’approchaient quand même trop près de la lampe. Elle se décida enfin à l’appeler timidement en enlevant le verrou.

- Mademoiselle s’il vous plait, j’y arrive pas vous voulez bien m’aider.

- Appelez-moi Mélissa, Une seconde je m’assure qu’il n’y a personne dans le rayon…. ! Me voilà.

C’est sûr que, malgré l’espace confortable de la cabine, à deux là-dedans il ne fallait pas faire trop d’écart pour ne pas se toucher. Déjà la vendeuse était accroupie tripotant les rubans les fixant à leur place faisant pivoter Amélie à son gré la prenant aux hanches, glissant un doigt sous un élastique pour tendre les tissus, réglant les portes jarretelles etc… Amélie, au bord de la pamoison, dans la glace regardait le spectacle dans l’attente qu’il se passe quelque chose. Mélissa allait se relever quand elle se remit à genoux et dit.

- Oh ! Attendez il y a un petit fil qui se défait là en bas, ne bougez pas je vais le couper avec les dents.

Le fil provenait de l’élastique de son string, et la vendeuse ne pouvait faire autrement que d’approcher son visage du cache sexe qui d’ailleurs n’en cachait pas lourd. La respiration accélérée de la vendeuse au niveau du pubis électrisa littéralement Amélie qui ne put s’empêcher d’appuyer de ses deux mains sur la tête de Melissa qui n’attendait que cela. La petite culotte descendit aussitôt d’un étage sous les doigts agiles, les lèvres charnues prirent sa place descendant d’abord dans la toison légère, que tendait Amélie jambes écartées dans une cambrure attentiste.

Enfin la bouche chaude et veloutée atteignit l’intimité déjà humide et quand la langue fine et puissante s’insinua dans les plis secrets, titillant au passage un bouton exacerbé, Amélie n’y tint plus, elle dut faire un violent effort pour ne pas crier, elle se mit balancer le bassin à un rythme de plus en plus effréné. L’orgasme arriva trop vite mais ce fut une apothéose, le plaisir la parcouru jusqu’au bout des orteils.

Melissa s’était maintenant mise debout et embrassait avec fougue la bouche tendre qui avait encore un goût d’amour, elle prenait en même temps la main d’Amélie qu’elle conduisait insidieusement vers son bas ventre résolument tendu en attente d’excitation.

Bien que ce fût la première fois Amélie, à nouveau excitée par les baisers savants de Mélissa, passa sans hésiter sa main droite dans la culotte et fut surprise de trouver cet endroit entièrement glabre. Cela ne la rebuta pas du tout et son index eut vite fait d’atteindre la fente inondée de sa partenaire qui d’un mouvement calculé du bassin dirigeait le doigt d’Amélie pas trop experte avec les filles. Puis contre toute attente de la part d’Amélie, Mélissa grogna serrant les cuisses enfermant la main comme dans un étau ses doigts s’enfonçant dans le dos à travers la guêpière mise à rude épreuve.

Elles se regardaient maintenant prêtes à éclater de rire, heureuses comblées d’amour, c’est Mélissa qui parla la première.

- C’est la première fois que tu fais l’amour avec une fille, moi j’ai pourtant un copain que j’adore mais il m’arrive de faire cela avec une copine. En fait ce qui m’attire chez une femme, c’est surtout la peau blanche, c’est comme une drogue j’adore les poils pubiens fins comme toi, j’aime la peau chaude et toi tu es bouillante, et puis tu es belle quel bonheur.

-  Moi ce doit-être le contraire j’adore les black métissées comme toi, rien que ta bouche me fais fondre j’ai presque eu un frémissement quand tu m’as parlé de ta voix chaude avec cet accent discret des iles, pourquoi tu te rase les poils, oh ! et puis tes lèvres sur mon sexe, quel régal, certains hommes m’ont déjà fait cela mais souvent eux ça ne dure pas longtemps et ce n’est pas aussi doux.

- Pour les poils en fait ils sont très frisés presque crépus, je trouve ça moche, mes cheveux je les faits défriser mais pour le reste comme ça je suis tranquille. Bon aller il faut que j’y aille je vais finir par me faire engueuler, c’est la première fois que je fais ça avec une cliente.

Finalement Amélie s’acheta toute la parure : body, soutien gorge et string assorti, le déshabillé arachnéen qui allait avec lui plaisait beaucoup mais sa carte bleue aurait eu du mal à supporter, déjà qu’elle avait trouvé l’assortiment un peu chérot. Avec le fabuleux sourire de Mélissa elle eu droit à un joli paquet en carton glacé où la marque «Passionnata » et le logo qui allait avec faisait retourner hommes sur le trottoir.

Elles ne s’étaient même pas donné leurs numéros de téléphone, simplement Mélissa avait dit discrètement.

- Si tu as envie de me revoir, je suis ici tous les jours sauf le lundi, même pas de bisous, c’est vrai que devant la caisse ce n’était pas le meilleur endroit.

Amélie prit le bus peu encombré à cette heure où Paris semblait un peu endormi avant le rush de dix sept heures où tout ce qui roulait dans et sous la grande ville serait plein à craquer. Elle s’était assise vers la porte arrière près d’une dame un peu âgée qui somnolait par moment, rouvrant les yeux aux grés des cahots ou des arrêts aux stations.

Elle se remémorait la scène de tout à l’heure, elle avait encore un peu de gène, vis-à-vis de JP mais d’ici samedi tout cela ne serait plus qu’un bon souvenir et puis elle allait l’exciter son beau brun, elle commençait vraiment à l’aimer mais il ne fallait pas trop qu’il compte sur l’exclusivité totale de sa personne. Elle chassa ses idées pour se consacrer au rappel de son escapade totalement inattendue, mais tellement agréable, elle n’aurait voulu manquer ça pour rien au monde, et comme à son habitude elle se mit à chantonner doucement un couplet « du baiser » de Souchon.

 

- Elle s’est avancée

- Rien n’avait été organisé

- Autour de moi elle a mis ses bras croisés

-  Et ses yeux se sont fermés fermés….. Nanana nana ! Nanana nana !

                                                                                                                                   Jean Georges.

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