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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 21:47

La belle bleue et votre serviteur ....!

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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 21:45
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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 21:24
coucher de soleil sur l'ile d'Eubée ( Grèce)
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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 20:50

Le vent, qui s'était levé, renvoya quelques reliefs sur le pont , aussitôt balayés par des paquets de mer qui allaient s'éclater sur la porte fermée de la coursive. Je commençais moi aussi à ressentir le mal de mer. Il me semblait que le tangage prenait de l'ampleur, depuis le peu de temps que nous étions là. On aurait cru que la proue s'enfonçait un peu plus dans la mer à chaque plongée et remontait aussitôt avec une régularité de métronome, provoquant à chaque fois une remontée de mon estomac qui n'avait jamais connu un tel traitement .
Avec Chopin on commençait non pas d'avoir une vraie peur mais de ressentir cette angoisse accentuée par le mal être que provoque le mal de mer, ne sachant trop quelle attitude adopter pour éviter les vomissements qui se multipliaient autour de nous. J'allumais une dernière cigarette et peu de temps après nous décidâmes de regagner nos pénates, pensant que cela irait mieux sur nos chaises longues. Au fur et à mesure que nous avancions, nous devions faire attention où on mettait les pieds pour ne pas s'étaler dans les vomissures qui jalonnaient la coursive conduisant à l'escalier. Sur le palier où j'avais repéré des toilettes à la turque, une dizaine de gars faisaient la queue pour se soulager en piétinant dans le dégueulis. Une odeur nauséabonde se dégageait de cet endroit, et me donnait encore plus envie de vomir que le mal de mer. Je réussis à me contenir et franchis les deux niveaux, ignorant les toilettes identiques du palier intermédiaire, un peu moins encombrées et, me tenant solidement à la main courante, j'évitais de marcher dans quelques flaques grasses de plus en plus rares, il est vrai à la dernière volée de l'escalier. 

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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 19:00

Mais comme peu de temps après, les premiers servis revenaient déjà en nous annonçant un menu peu réjouissant, nous n'étions pas frustrés de passer après.
La distribution avait lieu dans un large couloir, derrière un comptoir en inox, cinq ou six serveurs officiaient. A l'aide de la louche ils "balançaient"sans pratiquement regarder, de la soupe dans la première gamelle et un genre de ragoût de porc dans la deuxième suivit comme d'habitude par l'inévitable triangle de "Vache qui rit" et une orange un peu sèche pour terminer. Le repas était complété par un bout de pain rassis et un quart de vin baptisé d'eau et de bromure( c'est ce que me dit un gars quand je lui dis que le vin avait un drôle de goût) Je m'installai avec les autres à une table étroite et un banc fait de lattes de bois et le tout fixé au plancher. Comme je mourrais de faim, je mangeais, malgré le l'odeur  d'évier de la soupe, le ragoût de porc qui sentait le brûlé avec sa sauce qui ressemblait à du bouillon. Je mangeais peu de purée qui avait la consistance du mastic et donnais tout mon vin au gars qui était près de moi.
Avec mon voisin de cale, un gars de l'Indre qui s'appelait Chopin ( cela ne s'invente pas il habitait la région de Nohant patrie de George Sand), nous décidâmes de monter respirer et fumer une cigarette sur le pont situé à la proue du navire. Bon nombre de futurs bidasses avaient fait comme nous, certains accoudés au bastingage se retenaient de vomir, l'un d'eux, pas très loin de nous envoyait son repas aux poissons, en poussant des "raaaouls" a chaque plongée de l'étrave dans le flot .

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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 17:18

Et aussi permettre à quelques gros colons de continuer à exploiter de la main d'oeuvre bon marché et corvéable à merci. Pourquoi tout cela, pour qu'en 1962 on laisse tout tomber, laissant massacrer bon nombre de supplétifs et harkis car ils avaient eu la mauvaise idée de faire confiance à la France, et aussi à une cohorte de pieds noirs modestes, qui eux aussi avaient cru à l'Algérie française.  Au lieu d'avoir préparé ces évacuations, tout ces départs vers la métropole se feront dans un désordre indescriptible, obligeant un certain nombre d'entre eux a laisser sur place souvent le patrimoine de plusieurs générations, laissant leurs ancêtres dans des cimetières voués à l'abandon. Chacun sait bien que les premiers attentats eurent lieux en 1953, pourquoi à ce moment là ne pas avoir essayé de trouver des solutions honorables à ce moment là, on aurait évité une dizaine d'années de souffrances, d'autant qu'on venait de recevoir une bonne leçon en Indochine, et qu'on avait réglé plutôt intelligemment les problèmes Marocains et Tunisien. Non! ainsi vont les hommes, pour nos élus et nos généraux il semble que ce soit plus facile de s'entre-tuer que de tenter au moins de régler les choses pacifiquement. Je reprends mon périple..
Je n'eus pas la chance de voir s'éloigner de la côte, le bateau qui venait de quitter le port, si ce n'est de percevoir pendant un moment quelques lumières de la ville, et un peu plus longuement le phare du cap Béar. Bien que je ne sois pas habitué à voyager en bateau, je trouvais que cela bougeait pas mal , mais peu de temps aprè notre départ un haut parleur grésillant annonça.
- Le premier service va avoir lieu dans dix minutes et l deuxieme vers neuf heures.
Je ne pus être servi qu'au deuxieme. 
  

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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 10:10

J'ai connu en Algérie des gars qui sont restés des mois sur un piton, attaqués pesque chaque nuit, harcelés de jour, ravitaillés par hélicoptère quand les chefs y pensaient, vivant le reste du temps terrés comme des rats, et risquant leur vie en permanence. Certains en sont revenus mutilés physiquement, détraqués mentalement et les moins chanceux, hélas, sont rentrés chez eux avant les autres, mais les pieds devant dans une boite en bois.
Car si après coup, dans le calme on y réfléchit deux minutes. Je peux comprendre que si la patrie était en danger, chaque français en age de se battre, risque sa vie, son temps, pour essayer d'arrêter des envahisseurs, ou tenter de les chasser hors de son pays comme l'on fait à partir de 1942 bons nombre de resistants. Le paradoxe est que ces gars là ( les résistants) personne ne les obligeait à se battre, et que ceux qui auraient dû défendre la patrie parce que les chefs étaient payés pour cela avaient baissé les bras. Il avaient laissé les appelés se faire faire prisonniers ou se faire tuer  parce qu'en retard dune guerre. Ils croyaient entre autre que la ligne Maginot était impénétrable, et avait oublié que l'ennemi pouvait la contourner. Après coup ce sont ces derniers qui traitaient les résistants de terroristes.
Pour en revenir à l'Algérie, pourquoi avoir fait subir aux jeunes de ma génération de tels sacrifices, de plus pour une cause que chacun savait perdue d'avance. Je sais que j'enfonce encore une fois des portes ouvertes mais pourquoi tout cela? pour rien si ce n'est d'enrichir un peu plus les grosses compagnies pétrolières et faire péter quelques bombinettes nucléaires dans le Sahara.

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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 23:41


Mimosas vendéens
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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 23:06


Hibiscus crêtois
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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 21:36

...: de toutes sortes. Quelques civils Nord Africains occupaient les lieux tous ensembles sur la gauche, et bon nombre  de recrues étaient déjà installés un peu partout par petits groupes. Je reconnu le gars avec qui j'avais parlé dans le train le matin, assis avec deux autres "clients", vers le milieu près d'un poteau. Je recupérais un transat et m'approchait d'eux.
En fait nous étions parqués dans une demi-cale  -sans doute au dessus de la vraie- sans hublots, seules quelques lampes blafardes pendues au plafond, éclairaient cet endroit à la manière de lampes à pétrole.
L'embarquement dura presque le reste de l'aprés midi. La partie du bateau que nous occupions comportait deux niveaux et  se trouvait en partie à la verticale du pont de la proue du navire où l'on accédait par un escalier métallique sans contremarches qui distribuait aussi les cuisines  ( j'avais vu le panneau en decendant) ainsi qu'une large coursive menant vers la poupe du bateau.
Pour le reste on avait droit de circuler sur le pont supérieur et dans a peu pré tout le navire. Je ne manquais pas d'y faire quelques visites durant la traversée.
Le " Président de Casalet" leva l'ancre sur le coup de six heures du soir, emportant dans ses demi cales près de mille cinq cent "touristes" pour la terre promise. En d'autres termes près de mille cinq cent jeunes hommes pris au piege, enlevés à leur famille ou leur fiancée, pratiquement comme le gestapo, quinze ans plutôt , qui expediait par trains entiers, les juifs, les communistes, et autres rastacouères! en Allemagne au Sto, ou pire dans les camps de concentration. Certains diront " faut pas exagérer"

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