Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 20:37
 
Le port de jard sur mer
Repost 0
Published by Jean Georges - dans ecrire
commenter cet article
23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 14:19

Rentré ce jour, sale temps en bord de mer, pluie, vent , grosse mer etc.. mais bon trois jours potable quand même!. Il ne fait pas meilleur en Essonne non plus alors pas de regret.

Repost 0
Published by Jean Georges - dans ecrire
commenter cet article
15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 21:53
Dès l'aube à l'heure où banchit la campagne Je partirai!

en Vendée préparer notre petite maison à Jard sur mer pour les prochaines vacances et longs weck end de mai. Soyez indulgents, je rentre le 22 ou le 23 Avril, pas de blog jusque là.
Repost 0
Published by Jean Georges - dans ecrire
commenter cet article
15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 21:17

Il semblait que les groupes se rejoignaient sur ce quai interminable. Le train était parti découvrant le quai d'en face , moins encombré. Devant mon étonnement un gars prés de moi lança.
- C'est le train de Limoges , et sûrement un autre , peut-être celui de Bayonne ou de Nantes qui les a amenés.
Ce devait être vrai car le groupe était moins important que le notre, mais quand même, je ne crois pas que la gare de Bordeaux ait vu autant de peuple sur ses quais depuis longtemps. Je n'avais pas l'habitude de voir une foule pareille, ce fut rapidement une discussion générale pour savoir combien nous étions. Les plus excessifs annonçaient prés 7 à 800 hommes , moi j'aurais bien parié sur 4 ou 500 .
Tout à coup un gradé avec son képi sur la tête apparu vers la sortie accompagné de deux ou trois acolytes et le brouhaha cessa progressivement, profitant d'un silence relatif il se campa sur un petit hausse pied et à l'aide d'un porte voix annonça.
- Vous allez être regroupés sur le quai derrière les entrepots sur votre gauche a quelques dizaines de mètres d'ici, les sous officiers de la police militaire vont vous y conduire, tachez de rester en rangs par deux, notre train nous attend là-bas. Quand vous serez installés il vous sera remis une boite de ration de combat ainsi qu'une musette avec un quart et des couverts. Nous devons attendre d'autres arrivants mais nous devrions partir en fin d'après midi.
Le fameux train se trouvait derrière des batiments et sur une voie réservée aux trains de marchandises, pour le retrouver nous avions dû passer par un dédale de voies inutilisées, de wagons et de locos désaffectés.

Repost 0
Published by Jean Georges - dans ecrire
commenter cet article
15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 16:12

où attendaient bon nombre de voyageurs,et surtout de nombreux militaires par groupes de deux pratiquement en face de chaque wagon. Je trouvais qu'ils frimaient un peu avec leur casques blancs marqués PM et leur mitraillette en position.
Sitôt qu'un jeune descendait du train, il était immédiatement approché par un des militaires, si c'était un mobilisé il été dirigé vers un autre qui semblait être un gradé, autour duquel une dizaine d'hommes se pressaient déjà . Comme j'avais regardé, depuis le couloir comment cela se passait , j'avais sorti ma feuille route et la tendit au gradé en mettant les pieds sur le quai. Celui ci, la cinquantaine avec un bras handicapé, plusieurs décorations sur la poitrine, jeta un coup d'oeil sur le document, me toisa et me montrant du doigt le groupe le plus proche me dit d'un air blasé.
- Oui c'est bon! tu vas là-bas avec les autres, d'accord!
Le groupe vers lequel je me dirigeais avait grossi , il y avait bien vingt recrues autour de l'autre gradé de plus d'un mètre quatre vingt, de type martiniquais. Il avait un paquet de feuilles dactylographiées et me regardant me demanda.
- Bonjour quel est ton nom?
Sans me regarder il avait déjà pris ma feuille de route et faisait courir son index sur une liste dactylographiées, sur laquelle il cocha mon nom avec son crayon en bas de la page.
- Allez c'est bon! Mets toi là avec les autres le long du quai, car il y en a encore à venir.
Le recensement dura encore une bonne demi-heure. Maintenant le nombre de futurs soldats me paru impressionnant,

Repost 0
Published by Jean Georges - dans ecrire
commenter cet article
15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 14:58

Le train continuait son parcours à travers un paysage de fin d'automne et des bois déjà bien dénudés, aussi je repris mon périple moral de ces trois dernières années.
Notre premier chantier se passait à trois kilomètres de l'hôtel, ce n'était qu'une école primaire de deux classes et d'un logement au dessus, ce fut vite terminé et fin Août je dus partir dans le sud du département , où l'on construisit trois classe à Frontenay Rohan Rohan ( près de Niort) et deux à La Foye Monjaut un peu plus au sud. Je remontais souvent voir Camille, j'avais acheté un scooter d'occasion**, il ne marchait pas très bien mais il me conduisit souvent jusqu'à Saint Jouin retrouver ma copine. Aprés ce fut Champdeniers, ce qui me rapprocha beaucoup et chaque dimanche je pouvais aller la voir.
Je m'endormis sans doute étant arrivé au bout de mon périple moral, et un ralentissement du train me réveilla, le paysage avait changé, nous traversions maintenant les vignes dénudées du bordelais, dont je voyais les rangs s'étirer à perte de vue, entrecoupés ça et là par quelques parcelles de bois ou de plantations prés des maisons. Puis rapidement les habitations apparurent de plus en plus denses, nous franchîmes le pont sur la Dordogne à belle allure, tandis que des immeubles de plus en plus importants annonçaient la ville et que le convoi avait nettement ralenti sur le pont de la Garonne. Je m'étonnais de la tristesse des abords de la voie noircis sans doute par les fumées des nombreuses usines alentours  et aussi par les anciennes locomotives à vapeur qui circulaient encore.
Déjà le train roulait lentement, franchissant les entrelacs des voies ferrées, les roues grinçant sur les aiguillages et les rails déformés pour rouler presque au pas et terminer avec un bruit de ferraille et de tampons le long d'un immense quai.

Mon scooter en 1956 je suis dessus.
Repost 0
Published by Jean Georges - dans ecrire
commenter cet article
14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 22:39
l'Ile de la Digue ( plage de l'anse d'argent)
Repost 0
Published by Jean Georges - dans ecrire
commenter cet article
14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 22:35
Coucher de soleil nuageux
Repost 0
Published by Jean Georges - dans ecrire
commenter cet article
14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 22:30
quelques photos des Seychelles
Repost 0
Published by Jean Georges - dans ecrire
commenter cet article
14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 21:30

J'avais mis les pieds à terre, en étirant mes jambes ankylosées par huit heures de route dans une position inconfortable. j'admirais cet endroit plein d'espace, loin de partout, mais propre pimpant , accueillant et parfaitement entretenu. Je ne savais pas encore pourquoi, mais je sus tout de suite que c'est ici que ma vie commençait.
Après un repas copieux, servi par une demoiselle charmante avec son tablier blanc, la patronne qui nous demanda par deux fois si on avait encore faim, j'eus envie de me pincer pour être sûr que je ne rêvais pas. Après le repas le chef et Cecconi furent conduits dans leur chambre à l'étage, et le patron nous installa Zozo et moi au rez de chaussée d'une grande maison à une centaine de mètres du restaurant. La chambre comportait chacun un grand lit et une grande armoire. Tout cela sur un grand terrain clos de mur en pierres au fond duquel trônait comme à Issy un cabinet de toilette en bois et un robinet d'eau courante non loin de l'entrée pour se laver. Avec Zozo on se dit " pourvu que ça dure"
C'est dans cette pension que je connu Camille ( la demoiselle au tablier blanc), qui devint ma femme presque 4 ans plus tard. Camille faisait tout dans cette maison, bien sûr le service, la cuisine, le ménage, la vaisselle, les courses et souvent le jardin, certain samedi le marché à Thouars etc.. tout cela pour un salaire de misère. J'avais vu rapidement que je ne loui était pas indifférent, mais comme elle travaillait tout le temps son approche n'était pas facile. Enfin un dimanche aprés midi elle me laissa l'accompagner chez sa mère et c'est ainsi que commença notre relation.

Repost 0
Published by Jean Georges - dans ecrire
commenter cet article

Présentation

  • : le blog de Jean Georges
  • le blog de Jean Georges
  • : Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté
  • Contact

Profil

  • Jean Georges
  • Je suis un retraité...veinard, j'aime la vie, les voyages au soleil, le Saint Emilion, la littérature (18 et 19°), mafemme Camille  je suis fan invétéré de San Antonio ( alias Frédéric Dard) j'aime aussi internet, les blogs, etc...
  • Je suis un retraité...veinard, j'aime la vie, les voyages au soleil, le Saint Emilion, la littérature (18 et 19°), mafemme Camille je suis fan invétéré de San Antonio ( alias Frédéric Dard) j'aime aussi internet, les blogs, etc...

Recherche