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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 21:25

 où j'avais obtenu en 1954, un CAP de maçon aprés trois années d'internat. J'avais entre autre appris a lire les plans pas trop compliqués . Je me débrouillais pas mal et mon patron me laissait la "bride sur le cou". Cette fonction de chef d'équipe ne m'empêchait pas de travailler manuellement comme les autres maçons en exécutant des ouvrages les plus difficiles. Je m'acquittais de mon mieux de ces fonctions et je dois le dire, un peu "cabot" je prenais mon rôle trés au sérieux. Malgré mon jeune âge toute l'équipe me respectait et j'étais heureux de cette fonction qui me promettait un bel avenir ( m'avait dit le coiffeur du pays).
Je ne me rendais pas trop compte de mes responsabilités, tout cela me paraissait normal et naturel. Mon patron Monsieur Maugué, un brave homme, et si j'en juge certains (patrons)que j'ai eu ensuite celui-ci était un excellent patron. Il venait de Paris tous les quinze jours, il m'encourageait, en me donnant un bon salaire, et si je faisais quelques petites erreurs il évitait de m'accabler. Il me laissait assumer mes fonctions qui, en plus de diriger l'équipe au quotidien, m'obligeaient à commander les matériaux et matériels nécessaires, tenir les registres d'horaires de travail, factures, bons de livraison etc... Je devais aussi chaque jeudi commander les acomptes par téléphone ( jusqu'en 1970 environ, sur les chantiers, dans toutes les entreprises chaque samedi on percevait un acompte a valoir sur la paye du mois en cours, cette habitude a perpétuer dans certaines societés, jusque dans les années quatre vingt.) Ces acomptes m'étaient adressés par mandat télégraphique le samedi matin et je devais les distribuer, et renvoyer les bordereaux et les autres documents le samedi aprés midi avant 16 heures.

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 17:00
Il connaissait par contre, parfaitement son métier, appris dans la banlieue de Turin, aprés la guerre. Ce gars là était le compagnon idéal, toujours content et heureux de vivre. Le deuxieme italien Luigi, c'était autre chose, la quarantaine bien tassée, rigolard, toujours gai, il chantait tout le temps des airs de son pays, mais  son répertoire n'étant pas trés étendu, les mêmes airs revenaient souvent. Gino le charriait dans sa langue, et l'autre s"arrêtait pour un temps, en maugréant et jurant comme un charretier. Mais dix minutes plus tard, c'était reparti, .... "O Solé mio, et autre Cucaratcha retentissaient a qui mieux mieux sur l'échaffaudage. Une anecdote, cet homme ressemblait étrangement à l'acteur italien Folco Lulli dans le film " Le salaire de la peur" aussi bien physiquement que dans sa démarche et son attitude, un vrai sosie.
L'algérien, son nom c'était Zozo, je ne lui en connaissait pas d'autre, sauf quand il me demandait d'écrire à sa famille. C'était un gringalet de moins d'un mètre soixante,épais comme une saucisse, mais un bosseur infatigable, en plus malin et rusé comme un singe, il s'occupait de toutes les sales besognes du chantier, avec deux autres manoeuvres embauchés sur place: le père Bernard, soixante ans environ un excellent bricoleur courageux, et Roger un gars assez nonchalant mais travaillant sans arrêt. Le troisieme homme du cru, costaud,la quarantaine aussi, bon maçon, mais avait besoin d'être secoué de tempe en temps.
J'avais été baptisé chef d'équipe de ces six hommes ( j'étais pourtant le plus jeune, je n'avais pas vingt ans.) Il est vrai que j'avais eu la chance de faire mon apprentissage dans un collège technique de Tulle ( Correze)                                             


              
                                                                        P.7
Le chantier - Ecole de Champdeniers(79) (avril 1957)
 
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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 16:36










                            Pas encore Spahi


Mars 1957, le chantier battait son plein. Comme d'habitude, à neuf heure, au gré d'une tâche se terminant, je sifflais le casse crôute. Chaque équipier était habitué à cet en cas , certains n'avaient dans l'estomac, depuis six heures du matin, qu'un café et d'autres un léger petit déjeuner. Les six membres de l'équipe se dirigèrent vers ce qui n'était encore que le futur préau, qui abritait une table rustique faite de planches à coffrage, et de madriers posés sur deux parpaings, servants de sieges improvisés. J'étais le hef d'quipe d'un groupe de six ouvriers, et nous construisions une école dans le village de Champdeniers, dans le département des Deux Sèvres.

Il y avait avec moi, deux italiens et un algérien qui venions de Paris, et trois personne du cru embauchées sur place. Les transalpins il y avait d'abord, Gino, la trentaine , il était en France depuis peu, mais c'était un excellent maçon,costaud et brave, il parlait peu naturellemnt mais aussi parceque il connaissait mal notre langue.

                                                                       Page 6

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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 21:19
qui m'a aidé, par ses lettres quotidiennes,a traverser
cette période de 27 mois, en attendant mon retour avec

courage et détermination.  
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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 21:03
lL'auteur en 1957 devant sa maison natale ( c'est pas le grand luxe)
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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 19:36

Jean Georges est né en Correze,en 1937 de parents petits fermiers. Bon élève en classe primaire, passe avec succés le certificat d'études en juin 1951. Grace à un ami de son père, il rentre comme interne au collège technique de Tulle: "Le Marquisat". Il obtient une bourse de 5/6°, à la condition express qu'il apprenne le métier de maçon. Aprés trois années d'apprentissage, il est reçu au C.A.P. avec mention bien.
Cet ouvrage est son premier livre, et le lecteur ne peut s'attendre à une écriture de haute volée, c'est simplement la narration de faits, certes, un peu romancés, mais véridiques.
A son retour d'Algérie en Février 1960 il épouse Camille, avec qui il aura une fille, Sylvie, en 1964.
Aprés pas mal de galères dans les années soixante, il trouvera son chemin chez un promoteur parisien en 1972, comme conducteur de travaux, où il terminera sa carrière comme directeur régional en 1996.
Trés grand lecteur de "polars", de récits d'aventures, de voyage de faits de société, les auteurs du 18 et 19°siecle, de G.dumas à E.Zola, de J.Vernes à V. Hugo n'ont plus de secret pour lui. C'est aussi un fan invétéré de San Antonio (alias Frédéric Dard). Il est moins attiré par les auteurs contemporains, mais ne deteste pas M.Duras,B. Clavel, Barjavel et l'incontournable Alexandra D.Neil, et quelques autres.

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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 14:35
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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 21:38
           Jean-Georges
   Memoires d'un Spahi
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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 18:43
    Photo prise en 1996, de l'ile de Pralin au Seychelles
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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 16:55
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  • Je suis un retraité...veinard, j'aime la vie, les voyages au soleil, le Saint Emilion, la littérature (18 et 19°), mafemme Camille  je suis fan invétéré de San Antonio ( alias Frédéric Dard) j'aime aussi internet, les blogs, etc...
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