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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 18:47

---Comme il avait sommeil je l'ai couché sur mon testament.

---Exagérer c'est être libre.

---A notre époque les vieux cons sont de plus en plus jeunes.

---L'échelle des valeurs est en train de perdre ses barreaux.

                                                                                  San Antonio


---Les hommes naissent libres et égaux en droits, aprés ils se démerdent

                                                                                   Jean Yanne
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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 21:42

Les deux officiers réussirent à le monter dans la jeep et il fut ramené à sa chambre un peu calmé, mais pas encore totalement réveillé. L'officier vétérinaire accompagné de l'infirmier l'examinèrent et rassurèrent un peu tout le monde. Il avait seulement un poignet cassé, les côtes éraflées  dont deux jusqu'à l'os, plusieurs contusions et une coupure au dessus de l'oeil droit, il fut évacué dans la soirée et ne réapparut que deux semaines plus tard le poignet encore plâtré. Le capitaine qui n'avait put lui dire ce qu'il pensait le jour de l'accident , lui ficha un méchant blâme, et l'envoya chez le colonel qui dû certainement lui parler du pays.
Cette histoire après coup amusa tout l'escadron et alimenta les conversations à rire pendant quelques jours. Le veto s'occupa du cheval qui resta indisponible et craintif pendant quelques temps, il s'en remis  mais le capitaine interdit à l'adjudant de le monter à nouveau,et  lui attribua un autre canasson tout ce qu'il y avait d'ordinaire.
Ces événements nous marquaient parce que les distractions étaient rares au cantonnement. Tout de même pendant l'été << pour les métropolitains>> certains dimanches après midi nous avions droit à la piscine qui se trouvait à Oued Fooda, pas trés loin de chez nous sur la route d'Orléansville. C'était une belle piscine appartenant à la commune mais gérée par des militaires qui en assuraient l'entretien et la garde. Hélas , il n'y avait que des bidasses, pas de civils et encore moins de filles. Nous avions pu y aller quatre ou cinq fois , c'est le GMC du brigadier chef  Leger qui nous emmenait. Mais un jour il y eu un attentat dans une piscine  du côté d'Oran et ce fut terminé, plus de piscine

 La piscine à Oued Fooda ( c'est moi à gauche)  et aussi en haut., ces photos ont 50 ans

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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 21:07

Les sous officiers qui étaient au mess , ainsi que les spahis qui avaient entendus ses cris , s'étaient rapprochés de la clôture de barbelés et suivait l'évolution du cavalier avec inquiétude . Tout à coup à la faveur d'un repli du terrain il disparut de notre vue nous laissant tous un peu médusés. Le Capitaine et les gradés présents avaient renvoyé les hommes seller quelques chevaux pour tenter de le rattraper. Les montures arrivèrent au moment où brusquement l'adjudant chef réapparut, sortant de derrière un gros bosquet bordant l'oued Chelif. Il avait l'air de revenir un peu moins vite qu'il était parti, mais au fur et à mesure qu'il approchait on voyait bien le cheval écumer et le cavalier de plus en plus balloté.  Emmergeant d'un nuage de poussière, il arriva à moins de cent mètres du cantonnement, le cheval sans aucun doute excédé par un tel traitement, exécuta quelques ruades, renvoyant son cavalier par dessus la selle sans ménagement . Celui-ci atterrit avec violence et après deux ou trois cabrioles, resta raide étendu sur le sol. pendant que sa monture continuait sur sa lancée encore sur quelques dizaines de mètres, s'ébrouant, mal assuré sur ses pattes, ruisselant d'écume les flancs haletant et en sang. Le capitaine était furieux, non pas qu'il s'inquiéta pour l' Adjudant chef, mais il aimait beaucoup les chevaux, c'était une de ses passions, et ce beau cheval noir dans cet état le rendais fou de rage.
Déjà deux officiers avec la jeep fonçaient vers le blessé  toujours immobile , l'ordonnance ramenait le cheval encore tremblant , essayant de le calmer de la voix et lui flattant l'encolure.. Quand la voiture arriva près du blessé, celui-ci essayait de se relever mais visiblement avait du mal.

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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 20:37

Nous étions un peu au calme dans la plaine du Chélif, mais on sentait bien qu'en dépit des renforts d'effectifs, l'ambiance générale avait changé. Il me semblait qu' un sentiment de méfiance s'installait dans le camp.
Le quatrième trimestre de cette année 1958, il se produisit plusieurs changements à l'escadron. Tout d'abord le 1er peloton changea de patron . Le lieutenant Renucci partit pour d'autres aventures. Pour le remplacer arriva un Adjudant Chef ( a qui l'on devait dire: mon lieutenant , c'était un privilège institué dans la cavalerie depuis des lustres ) Il avait la cinquantaine , c'était un ancien légionnaire, il avait un accent germanique je crois qu'il s'appelait Holert  (ou un nom comme ça) Ce gars là était un peu détraqué aussi, pour ses gars c'était une vraie terreur, d'ailleurs pour les fortes têtes de l'escadron il n'y avait pas de punition à proprement parler. Quand un spahi faisait le malin ou des bêtises, il avait droit à huit ou quinze jours de "vacances" au 1er peloton avec recommandation du capitaine, ensuite généralement il avait compris sa douleur et il restait tranquille.
L'adjudant chef ne buvait pas tous les jours, mais de temps à autres il prenait une cuite et devenait totalement imprévisible. Par exemple il réveillait tout le peloton à minuit et lui sur son cheval, faisait faire a sa trentaine de spahis et sous officiers, une marche forcée d'une dizaine de kilomètres  avec huit jours de corvée de chiott à la clé pour celui qui arrivait le dernier. Ou alors à quatre heures du matin il réveillait tout ses gars, les faisait mettre en tenue de combat au garde à vous pendant une heure au pied de leur lit.
Un dimanche, je ne sais plus à quelle occasion , ou quel arrosage, en fin d'après midi il sortit du mess en hurlant, envoya à grands cris son ordonna ce chercher et seller son cheval qu'il enfourcha comme un fou et partit à travers la plaine, les éperons dans les flancs de l'animal.

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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 11:44

                 



             Mignonne, allons voir si la rose

                                A Cassandre


                      Mignonne allons voir si la rose
                        Qui ce matin avoit desclose
                       Sa robe de pourpre au soleil,
                        A point perdu cette vesprée
                       Les plis de sa robe pourprée,
                       Et son teint au vostre pareil

                   Las! voyez comme en peu d'espace
                     Mignonne, elle a dessus sa place
                    Las! las ses beautez laissé cheoir!
                      Ô vrayement marastre nature,
                     Puis qu'une telle fleur ne dure
                     Que du matin jusques au soir!

                    Donc, si vous me croyez, mignonne,
                      tandis que vostre âge fleuronne
                         en sa plus verte nouveauté,
                    Cueillez, cueillez vostre jeunesse:
                      Comme à ceste fleur, la vieillesse
                          fera ternir vostre beauté

                                                       Pierre de RONSARD
                                                        ( recueil : Les Odes)
 Je trouve ce merveilleux poème, d'un autre temps, un bijou de réalisme et comme dirait l'autre ce vieux " François"  ( français) me transporte ailleurs, loin, loin, trés loin dans le temps. Et voici quelques roses de mon Jardin
                                                                Ici plein de roses roses!

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 20:10
                                             

               le dormeur du val

            
           C'est un trou de verdure où chante une rivière
           Acrochant follement aux herbes des haillons
           D'argent; où le soleil, de la montagne fière,
           Luit: c'est un petit val  qui mousse de rayons

           Un sodat jeune, bouche ouverte,  tête nue
           Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
           Dort; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
           Pâle dans son lit vert où la lumière pleut,

           Les pieds dans les glaïeuls, il dort, souriant comme
           Sourirait un enfant malade,  il fait un somme;
           Nature, berce le chaudement : il a froid.

           Les parfums ne font pas frissonner ses narines;
           Il dort sous le soleil, la main sur la poitrine,
           Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

                                                  Arthur Rimbaud


                       Finalement c'est MON poéme préféré. c'est beau à pleurer, je ne m'en lasse pas.



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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 21:34

A partir de là je me rendis vite compte que tout était fait pour achever de nous plumer, nous déconsidérer. C'était un peu pareil dans les trains, en ville tous les endroits publics, les bals les bistrots etc..Non pas qu'on nous jetait dehors, mais on préférait un peu nous ignorer, et dans certains cas on n'appréciait pas notre présence.
Néanmoins cette coupure me fut trés bénéfique surtout pour mes retrouvailles avec ma chère Camille et mes parents qui se morfondaient à me savoir si loin exposé aux dangers de la guerre. Ce qui adoucissait un peu leurs soucis c'était qu'ils avaient obtenu que je sois classé soutient de famille, ce qui leur faisait percevoir un pécule non négligeable de je ne sais quelle administration.
Malgré tout je reprenais pied, et j'eus le temps de voir à la vitesse à laquelle les choses changeaient en métropole, de nouvelles voitures étaient apparues sur le marché et il y en avait de plus en plus on pouvait voir la première 404 Peugeot, la renault 4, la Ds citroën une Dyna panhard pl17 etc..On réparait les routes, beaucoup de paysans avaient acheté des tracteurs agricole, les gens s'habillaient différemment, de plus en plus d'électro ménager et de télévision équipaient les maisons surtout en ville. Pendant ce temps je venais de perdre un an en Algérie, envoyé là-bas contre mon gré pour défendre une cause perdue d'avance.Enfin malgré l'automne, avec Camille, on passa de belles ,journées. Je la ramenais à Saint Jouin et je dus hélas prendre le chemin du retour vers le quinze octobre.
A mon retour , la vie reprit son train train au cantonnement , Les attentats redoublaient de violence à Alger, Oran, et Constantine, les opérations se multipliaient dans les Aurès et aussi dans l'Ouarsenis

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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 22:35

C'était un bordelais pur jus , comme on dit, il avait des parents qui étaient  nés avant lui. Son père était quelque chose comme administrateur d'une socièté immobilière et sa mère était issue d'un vieille famille bordelaise  plus qu'aisée. Il n'avait pas répondu à toutes mes questions , mais comme j'avais vite compris qu'il n'aimait pas trop en parler , j'évitais d'aborder le sujet.
Cela faisait bientôt un an que j'étais en Algérie, et comme Jean Pierre apprenait vite le métier de spahi secrétaire, je demandais au capitaine, qui me l'accorda de suite, une permission de détente qui m'était due aprés dix mois de service. J'avais droit à vingt et un jours ( plus trois jours pour le voyage) qui était plus long d'au moins autant , a savoir : tout d'abord une journée de train jusqu'à Alger, une nuit au DIM , le bateau le lendemain, c'était un bateau récent " le Ville d'Alger " mais il fallait encore une trentaine d'heures de traversée avec l'embarquement et le débarquement, attente du train de Toulouse , attente à Toulouse du train de Brive cela faisait prés de 72 heures aller et autant retour? Ce qui fait qu'il ne me restait guère plus de deux semaines et demie de permission-réelle  pour voir mes parents et Camille.
La traversée il est vrai n'avait rien à voir avec celle qui m'avait conduit à Alger prés d'un an auparavant. Tout d'abord il n'y eu pas de tempête, ensuite les marine nous escroquaient en nous louant leur cabine pour 5000 ancien francs ( le salaire moyen de cette époque était d'environ 50.000 A.F. par mois) et nous on touchait 30 centimes par jour. de solde. Ceci dit il il y avait deux bonnes couchettes, un lavabo et un W.C et une douche propre dans le couloir. Nous avions aussi droit à l'accès au bar et a un snack, mais tout de même pour des petits deuxièmes classes cela faisait cher la balade. 

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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 22:02

Je ne sais pas tout ce qu'il lui dit au major, ce dernier entra dans le bureau la tête basse, mit un grand coup de pied dans son fauteuil, prit son blouson et sortit en marmonnant. Dans les jours qui suivirent, le capitaine qui était du genre rancunier, ne lui adressa plus la parole pendant plus d'une semaine. Il me demandait à moi seul tout ce dont il avait besoin, il m'appelait dans son bureau me disant.
- Ca c'est pour le Major , il doit me rendre signé ce soir sans faute?
Ou alors.
- Tu lui fais signer ça et tu me le ramène de suite etc...!
Ce petit jeu dura encore quelques temps et progressivement le choses reprirent leur cours normal. Entre temps le Major avait, comme ont dit remit de l'eau dans son vin , autrement dit il avait pour un temps diminué sa consommation de Pastis et travaillait un peu au bureau.
Ces histoires d'hommes alimentaient nos conversations avec Dumont, Jauvinien et les autres copains et égayaient nos moments de libres. Mais o, disait ce ne devait pas être facile tous les jours pour le capitaine de gérer cent trente hommes , tout le matériel et plus de cent chevaux.
La bleusaille ( le remplaçant) qu'avait prévu le capitaine arriva comme il avait dit le mardi suivant. Il s'appelait Jean Pierre , une grosse tête futur inspecteur des impôts. C'était un sursitaire qui avait vingt quatre ans, aussi grand que moi et encore plus maigre. Il portait des lunettes rondes d'intello, cheveux châtain clair avec la raie sur le côté et un langage un peu châtié. Tout cela faisait qu'on se rendait rapidement compte que ce gars là avait usé ses fonds de culotte sur les gradins des facultés, mais il n'en faisait pas cas du tout. De plus il était d'une gentillesse à toute épreuve .

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 18:23
Floklore Ariegeois et leurs sabots ???? ci contre meules de foin...!
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