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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 21:45



Grosses tortues
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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 21:26

Départ pour l'Ile de Praslin
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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 21:09
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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 21:03
Plage déserte
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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 22:24

Suite à mon acquiescement,il transmis mon nom à haute voix, afin qu'à côté les autres entendent, et me donnant un papier  me dit.
Quand on t'appelle tu passes à côté et tu donnes ça au jeune homme en blouse blanche.
Je n'attendis pas longtemps et à l'appel de mon nom je passais à côté. En fait il y en avait trois en blouse en blanche un jeune et deux plus âgés. Un grand bureau encombré de papiers et trois chaises occupaient le centre du local. Contre le mur du fond un plan de travail carrelé, comportait un évier encastré avec un robinet, et sur la droite était posé un réchaud à gaz à deux brûleurs, une grande casserole d'eau qui bouillait faisait cliqueter des seringues dans le fond. Un des hommes préparait des injections à gauche de l'évier et jetait les ampoules vides qu se brisaient en rejoignant les autres dans un seau galvanisé posé au sol devant la bouteille de butane.
Devant moi, mon prédécesseur fut invité à s'asseoir à califourchon sur une des chaises, le jeune homme avait pris un paquet de coton d'une main et le flacon d'éther de l'autre et frottait vigoureusement l'épaule du patient , le troisième , le plus âgé, attendait déjà une seringue à la main, et enfonçait sans ménagement et sans prévenir, l'aiguille dans le bas de l'épaule du pauvre gars, amenant aussitôt un rictus de souffrance sur son visage.
Mon tour arrivait, j'adoptais la même position que celui qui venait de se relever en titubant. Je n'aimais pas les piqûres et celle-ci me confirma que j'avais raison. Je reçus l'aiguille dans l'omoplate jusqu'à l'os, le liquide propulsé trop violemment me paralysa à demi l'épaule et provoqua une vive douleur qui, il est vrai, s'atténua rapidement.

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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 21:50

L'ensemble était complété par une chasse d'eau, un porte qui fermait bien etc... enfin le rêve pour un gars qui n'avait pû aller à la selle depuis plus de soixante dix heures.
Je ressortis quelques minutes plus tard totalement soulagé et, comme je remerciais le caporal qui ne me quittais pas des yeux et me disait.
- Et bien! on dirait que cela va mieux, j'ai vraiment cru que tu allais t'évanouir.
Il me vint à l'esprit une maxime de mon grand-père qui fut ma réponse au militaire.
- C'est sûr ça va mieux, mais mon grand père avait raison quand il disait : tu sais mon petit souviens toi d'une chose " l'amour c'est fort mais l'envie de chier c'est encore plus fort".
Cet épisode restera, très longtemps, un des plus humiliants de ma vie, si tant est que l'on puisse être plus humilié avec l'âge . Je ne souhaite à personne une telle épreuve qui, pour moi, correspondait à un espèce d'attentat à la pudeur. C'est ainsi que je le ressentis, je savais bien que d'autres avaient subi le même sort, mais peut-être étaient-ils mieux préparés, moins pudiques sur ce genre de chose, en tous cas je n'en entendis peu en parler.
J'avais repris ma place et j'arrivais rapidement sur le seuil de la porte grande ouverte d'un local assez vaste , séparé sur un tiers de sa surface par une cloison en épi d'environ deux mètres de haut, et laissant un large passage vers le mur du fond . Aussitôt une odeur d'ether m'assaillit, il n'en aurait pas fallu beaucoup plus pour m'endormir. J'étais dans l'entrée du petit local, un gars habillé d'un treillis kaki, m'indiqua une chaise et me dit.
- Assieds- toi là! quel est ton nom?
- Georges!
Apré quelques secondes de vérifications sur sa liste, il rectifia.
- Jean Georges c'est ça non!

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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 21:16

 LA PIQÛRE

Ici aussi nous étions attendus, pas moins d'un régiment d'hommes en armes, quatre véhicules EBR ( engins blindés de reconnaissance), deux ambulances dans le fond veillaient au grain et plusieurs camion GMC bâchés étaient alignés su la gauche. Au vu de la disposition des militaires, il semblait qu'on voulait nous diriger au fond, vers un bâtiment de la marine. Déjà les militaires nous faisaient ranger sur plusieurs rangs espacés de deux mètres face au immeubles distant d'une centaine de mètres.
L'ensemble avançait à un rythme assez rapide, dans les rangs de ci delà un homme s écroulait, recru de fatigue ou déshydraté. Des brancardiers accouraient aussitôt, auscultaient rapidement le patient, le chargeaient sans trop de ménagements sur la civière et l'emportaient, soit dans une ambulance, soit dans des locaux situés vers la droite de l'esplanade. J'occupais la rangée extérieure gauche et j'arrivais à une vingtaine de mètres du bâtiment vers lequel on nous dirigeait, quand un militaire proche de moi me regarda d'un air inquisiteur, et hochant la tête il me dit.
- Ça ne va pas mon gars? tu ne vas tomber dans les pommes non!
Je m'entendis répondre .
- Non je ne crois pas mais si je pouvais aller aux toilettes ça irait mieux!
- C'est pour pisser ou autre chose?
- C'est pour chier! et si je n'y vais de suite je vais tout lâcher dans mon pantalon.
- Ah! Bon suis moi, c'est là! la vache t'es tout blanc! je reste pas loin si ça ne va pas tu appelles d'accord!
Je n'ai jamais autant aimé un wc de ma vie , certes à la turque, mais blanc, propre avec du papier en rouleau accroché au mur.

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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 00:06

Carte postale de 1958
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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 23:39

Les mouettes piaillaient en suivant l'énorme sillage du bateau qui avait bien ralenti et semblait courrir sur son erre dans un calme un peu saisissant.
Les premiers bâtiments gris, et les nombreux bateaux mouillant dans le port, apparurent au ras des flots, puis au fur et mesure de notre approche, la ville blanche se découvrait,  au gré d'un carré de ciel bleu, lassant passer enfin un rayon de soleil.
Les maisons et les immeubles blancs pour la plupart, s'étalaient à présent sur la colline dominant le bord de mer de part et d'autre du port, et laissant apparaître quelques tâches de verdure harmonieusement réparties. Enfin le navire tiré par deux remorqueurs, accosta le long de l'immense quai, aprés quelques manoeuvres savantes.
Il était près de onze heures, cela faisait plus de quarante heures de traversée dans des conditions épouvantables, indignes d'un grand pays civilisé qui, non content d'envoyer ses enfants au casse pipe, leur faisait subir, dès leur incorporation les pires conditions de transport qui puissent exister, pour de jeunes hommes  non habitués à de telles humiliations, j'entendis quelqu'un râler en disant.
- J'espère qu'on ne va pas nous mettre en camp de concentration
parce que pour le voyage cela ne devait pas être pire dans les trains.
Je remis enfin le pied sur le plancher des vaches,sur une grande esplanade  délimitée par les bâtiments de l'amirauté dans le fond et des batiments portuaires de chaque côté. 

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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 23:12

La houle s'était nettement allongée, et l'écume provoquée par l'étrave, n'étit plus qu'un éphémère bouillonnement disparaissant au contact du galbe de la sortie de proue.
Ils ne pleuvait plus mais de gros nuages filaient vers l'est, poussés par un vent encore assez fort, mis relativement doux. Je retrouvais mon copain Chopin qui me demanda.
- Tu  crois qu'on va arriver bientôt?
Je n'en savais pas plus que lui, cela faisait plus de trente six heures que nous étions partis et toujours pas de côte Algérienne en vue. La houle disparaissait progressivement et le monstrueux navire fonçait à bonne allure vers le sud, car je venais de voir par bâbord la naissance de l'aube, ce qui me donnait le sud côté proue. Sur la mer maintenant de simples ondulations glissaient le long des flancs du bateau sans aucune écume.
Avec mon copain je descendis boire un mauvais café vers les cuisines et passais voir aux toilettes si il y avait de l'amélioration. C'était encore pire qu'avant, car outre la queue de plus d'une dizaine de gars, il était impossible de fermer la porte car de nombreux "clients", n'y tenant plus avaient réussi à se soulager, ce qui constituait une pyramide d'horreurs débordant jusqu'au milieu du palier, que le piétinement des pauvres gars accentuait  la puanteur insoutenable. Encore une fois je ne pus affronter les éléments , et je décidais de resserrer un peu plus les fesses et remontais sur le pont.
Le jour s'était levé, mais une belle couche de nuages cachait encore le soleil, il n'était que neuf heures, mais l'air me paru d'une douceur printanière , une brume laiteuse s'étalait le long de la côte que l'on devinait lointaine. Une brise du sud qu'accentuait la légère vitesse du navire, dissipait doucement ce brouillard diaphane, découvrant nettement le port et la ville encore loin. 

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