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Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté

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suite Page 21

J'avais mis les pieds à terre, en étirant mes jambes ankylosées par huit heures de route dans une position inconfortable. j'admirais cet endroit plein d'espace, loin de partout, mais propre pimpant , accueillant et parfaitement entretenu. Je ne savais pas encore pourquoi, mais je sus tout de suite que c'est ici que ma vie commençait.
Après un repas copieux, servi par une demoiselle charmante avec son tablier blanc, la patronne qui nous demanda par deux fois si on avait encore faim, j'eus envie de me pincer pour être sûr que je ne rêvais pas. Après le repas le chef et Cecconi furent conduits dans leur chambre à l'étage, et le patron nous installa Zozo et moi au rez de chaussée d'une grande maison à une centaine de mètres du restaurant. La chambre comportait chacun un grand lit et une grande armoire. Tout cela sur un grand terrain clos de mur en pierres au fond duquel trônait comme à Issy un cabinet de toilette en bois et un robinet d'eau courante non loin de l'entrée pour se laver. Avec Zozo on se dit " pourvu que ça dure"
C'est dans cette pension que je connu Camille ( la demoiselle au tablier blanc), qui devint ma femme presque 4 ans plus tard. Camille faisait tout dans cette maison, bien sûr le service, la cuisine, le ménage, la vaisselle, les courses et souvent le jardin, certain samedi le marché à Thouars etc.. tout cela pour un salaire de misère. J'avais vu rapidement que je ne loui était pas indifférent, mais comme elle travaillait tout le temps son approche n'était pas facile. Enfin un dimanche aprés midi elle me laissa l'accompagner chez sa mère et c'est ainsi que commença notre relation.

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