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Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté

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Suite ... page 26

                        Chapitre 4

                   Le train de nuit ( sans filles à soldats)

Vers quatre heures, je me demandais si on allait bientôt partir, quand des militaires par groupe de deux montèrent dans les voitures avec leurs listes un peu froissées, nous demandant notre nom et le cochant au fur et à mesure. Le temps me durait un peu et je descendis me dégourdir les jambes et remplir ma gourde, j'avais posé ma valise à ma place et la retrouvait quand je remontais. Bizarrement, peu de conscrits parlaient bruyamment, la plupart d'entre nous essayaient de dormir un pêu en ruminant son désarroi et son inquiétude, en pensant à sa famille, sa chérie ou ses amis. Il semblait que l'époque où les conscrits partaient la fleur au fusil était révolue, en tous cas dans ce train je n'entendis pas chanter le chant du départ ou la Marseillaise.
Enfin, aux environs de cinq heures du soir, aprés deux ou trois coups d'avertisseur venant de la motrice, le convoi s'ébranla lentement en cahotant sur les rails de manoeuvre. Je fus un peu ému sur le coup, mais aussi soulagé, car au moins on bougeait. Notre périple commença, ne nous laissant guère apprécier le paysage car, en cette période de l'année, la nuit tombait rapidement, la fraîcheur aussi, d'autant qu'une porte du wagon battait la chamade laissant entrer un courant d'air pas chaud du tout. Un petit malin ferma cette porte un peu plus tard avec une ficelle.
Le train ne roulait pas à plus de soixante kilomètres heure, il s'arrêtait fréquement au début de parcours sur des voies de garage, le termps de laisser passer les trains de civils.

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