Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté
en gros c'était.
- Attention!Attention! Vous êtes priés d'évacuer les ponts et les coursives, une grosses tempête est annoncées au large des Baléares.
La grosses vague avait nettoyé la coursive ainsi que sol sur le palier et dernière volée de l'escalier. Les toilettes étaient remplies d'eau et toujours bouchées. Sur le liquide épais qui se balançait au gré du roulis et du tangage, flottait un amalgame peu ragoûtant et cette odeur pestilentielle qui s'en dégageait envahissait tout le secteur.
Je ne dormis pas beaucoup mais certainement deux ou trois heures, interrompues par de courts moments de lucidité et de rèves insensés. Je fus réveillé vers six heures du matin, me sembla t-il par une détonation, mais comme j'avais pensé vers minuit que nous allions couler et que j'étais toujours vivant je me dis qu'il pouvait rien m'arriver.
Une envie pressante me tareaudait le ventre et m'incita a remonter vers les toilettes , je montais rapidement jusqu'à l'entrepont, personne sur le palier. Je commençais à dégraffer ma ceinture et poussai la porte entr'ouverte. Le faible éclairage, dans ma précipitation ne m'avait pas encore permis de voir l'état des lieux, je m'étais un peu habitué à l'odeur et je jetais un coup d'oeil plus précis pour voir comment je pouvais m'installer. Sidéré, je stoppais tous mes gestes, le coeur au bord des lèvres à la limite de l'hallucination. Je n'avais encore jamais rien vu de tel, pourtant Dieu sait si dans nos campagnes quand j'étais gamin et plus tard sur les chantiers, j'en avais vu des "poses culottes" en plein air ou dans des cabanes en planches au fond des jardins , mais ici cela dépassait tout que je pouvais imaginer.