Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté
.../.. et nous obligeait par moments à nous boucher le nez, ce qui n'arrangeait pas mon envie de vomir que j'avais jusque là réussis à contenir.
Mon estomac retourné et mon envie d'aller aux toilettes m'empêchaient de dormir. Je n'avais pas mangé le soir, je n'avais dormi en tout et pour tout que quelques heures en deux jours, et n'avait pus faire mes besoins depuis au moins soixante heures, pas frais du tout. Je remontais traîner du côté des bouées voir si elles étaient toujours là, elles n'avaient pas bougé. Je rencontrais toujours quelques gars qui erraient dans les coursives. Ce n'était pas la cohue, si on considérait le nombre de conscrits su le bateau, mais la plupart marchaient ou étaient accoudés aux mains courantes en essayant de se retenir et finalement vomissait, le peu qui leur restait dans l'estomac, là où ils se-trouvaient, contribuant à empester un peu plus l'atmosphère, qui n'avait pas besoin de cela.
Je rencontrais aussi à un moment, deux brancardiers avec des brassards d'un corps d'infirmier, transportant un gars totalement inanimé sous une couverture et le visage très pâle, un des deux infirmiers répétait.
- Laissez passez! Laisse passer! attention devant!
Je ne pus m'empêcher de demander.
- Ca n'as l'air d'aller, il n'est pas mort au moins?
- Non! Non! Complètement déshydrate seulement, il faut boire même si vous n'avez pas soif, cela doit faire une dizaine qu'on embarque à l'infirmerie.