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Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté

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suite..page 47

Les mouettes piaillaient en suivant l'énorme sillage du bateau qui avait bien ralenti et semblait courrir sur son erre dans un calme un peu saisissant.
Les premiers bâtiments gris, et les nombreux bateaux mouillant dans le port, apparurent au ras des flots, puis au fur et mesure de notre approche, la ville blanche se découvrait,  au gré d'un carré de ciel bleu, lassant passer enfin un rayon de soleil.
Les maisons et les immeubles blancs pour la plupart, s'étalaient à présent sur la colline dominant le bord de mer de part et d'autre du port, et laissant apparaître quelques tâches de verdure harmonieusement réparties. Enfin le navire tiré par deux remorqueurs, accosta le long de l'immense quai, aprés quelques manoeuvres savantes.
Il était près de onze heures, cela faisait plus de quarante heures de traversée dans des conditions épouvantables, indignes d'un grand pays civilisé qui, non content d'envoyer ses enfants au casse pipe, leur faisait subir, dès leur incorporation les pires conditions de transport qui puissent exister, pour de jeunes hommes  non habitués à de telles humiliations, j'entendis quelqu'un râler en disant.
- J'espère qu'on ne va pas nous mettre en camp de concentration
parce que pour le voyage cela ne devait pas être pire dans les trains.
Je remis enfin le pied sur le plancher des vaches,sur une grande esplanade  délimitée par les bâtiments de l'amirauté dans le fond et des batiments portuaires de chaque côté. 

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