Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté
LA PIQÛRE
Ici aussi nous étions attendus, pas moins d'un régiment d'hommes en armes, quatre véhicules EBR ( engins blindés de reconnaissance), deux ambulances dans le fond veillaient au grain et plusieurs camion GMC bâchés étaient alignés su la gauche. Au vu de la disposition des militaires, il semblait qu'on voulait nous diriger au fond, vers un bâtiment de la marine. Déjà les militaires nous faisaient ranger sur plusieurs rangs espacés de deux mètres face au immeubles distant d'une centaine de mètres.
L'ensemble avançait à un rythme assez rapide, dans les rangs de ci delà un homme s écroulait, recru de fatigue ou déshydraté. Des brancardiers accouraient aussitôt, auscultaient rapidement le patient, le chargeaient sans trop de ménagements sur la civière et l'emportaient, soit dans une ambulance, soit dans des locaux situés vers la droite de l'esplanade. J'occupais la rangée extérieure gauche et j'arrivais à une vingtaine de mètres du bâtiment vers lequel on nous dirigeait, quand un militaire proche de moi me regarda d'un air inquisiteur, et hochant la tête il me dit.
- Ça ne va pas mon gars? tu ne vas tomber dans les pommes non!
Je m'entendis répondre .
- Non je ne crois pas mais si je pouvais aller aux toilettes ça irait mieux!
- C'est pour pisser ou autre chose?
- C'est pour chier! et si je n'y vais de suite je vais tout lâcher dans mon pantalon.
- Ah! Bon suis moi, c'est là! la vache t'es tout blanc! je reste pas loin si ça ne va pas tu appelles d'accord!
Je n'ai jamais autant aimé un wc de ma vie , certes à la turque, mais blanc, propre avec du papier en rouleau accroché au mur.