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Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté

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suite... page 50

Suite à mon acquiescement,il transmis mon nom à haute voix, afin qu'à côté les autres entendent, et me donnant un papier  me dit.
Quand on t'appelle tu passes à côté et tu donnes ça au jeune homme en blouse blanche.
Je n'attendis pas longtemps et à l'appel de mon nom je passais à côté. En fait il y en avait trois en blouse en blanche un jeune et deux plus âgés. Un grand bureau encombré de papiers et trois chaises occupaient le centre du local. Contre le mur du fond un plan de travail carrelé, comportait un évier encastré avec un robinet, et sur la droite était posé un réchaud à gaz à deux brûleurs, une grande casserole d'eau qui bouillait faisait cliqueter des seringues dans le fond. Un des hommes préparait des injections à gauche de l'évier et jetait les ampoules vides qu se brisaient en rejoignant les autres dans un seau galvanisé posé au sol devant la bouteille de butane.
Devant moi, mon prédécesseur fut invité à s'asseoir à califourchon sur une des chaises, le jeune homme avait pris un paquet de coton d'une main et le flacon d'éther de l'autre et frottait vigoureusement l'épaule du patient , le troisième , le plus âgé, attendait déjà une seringue à la main, et enfonçait sans ménagement et sans prévenir, l'aiguille dans le bas de l'épaule du pauvre gars, amenant aussitôt un rictus de souffrance sur son visage.
Mon tour arrivait, j'adoptais la même position que celui qui venait de se relever en titubant. Je n'aimais pas les piqûres et celle-ci me confirma que j'avais raison. Je reçus l'aiguille dans l'omoplate jusqu'à l'os, le liquide propulsé trop violemment me paralysa à demi l'épaule et provoqua une vive douleur qui, il est vrai, s'atténua rapidement.

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