Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté
A leurs question je répondis " rien à signaler" et après leur départ je continuais à scruter mon secteur avec acuité.
A sept heures je me dis, je vais boire un café bien chaud, d'autant que la nuit avait été plutôt fraîche. Je commençait à attendre mon brigadier pour non pas envoyer un remplaçant, je l'ai déjà dit,c'étais un poste de nuit, mais qu'il vienne me chercher, je ne devais pas abandonner mon poste. J'essayais d'appeler mais j'étais trop loin du poste de garde pour que l'on m'entende. Donc vers neuf heures, je décidais d'aller voir ce qui se passait, pensant que l'on m'avait oublié. A mon arrivée le sous officier de jour, me regarda comme si j'étais un zombi.
- D'où tu sors toi?
- Je prenais la garde de cinq à sept heures, je commence d'en avoir marre, vous m'avez oublié ou quoi?
Ce grand escogriffe se mit à me vouvoyer.
- Dites donc cavalier, on ne vous a jamais dit qu'on ne doit en aucun cas abandonner son poste de garde!
Puis se penchant vers la porte de la guitoune il dit au brigadier à voix réduite.
- Putain ces cons, ils l'ont oublié! restez avec lui dehors je vais appeler son instructeur!
J'entendis aussi à peu près ce qu'il disait à l'autre à la radio du camp.
- Tu as fais le compte de tes gars ce matin, t'en aurais pas un qui se serait évadé par hasard ?
Puis après un temps pendant lequel l'autre avait dû faire ses comptes.
- Il est là, il attend dehors.