Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté
Par exemple l'un d'eux demandait à la cantonade.
-Il y a quelqu'un qui parle espagnol ou anglais? ou bien qui habite Paris ?
Au début il y en avait toujours un ou plus qui levait le bras en disant.
-Moi brigadier!
Et l'autre y allait de sa rengaine .
- Ah! Ah! bien cavalier, vous serez de corvée de chiottes demain matin de bonne heure... et! ...et! ... de bonne humeur.
Plus tard ils nous piégeaient plus difficilement, il y avait plusieurs question comme cette dernière , ce qui fait que de temps à autre il y en avait toujours l'un de nous qui se faisait avoir.
Je n'avais, bien évidemment, jamais pensé devenir dactylo et surtout apprendre cette spécialité dans l'armée. Ce métier, réputé de femme, que beaucoup de filles de la campagne et aussi de la ville souhaitaient exercer- c'est pour cela que les cours Pigier faisaient fortune - n'était aussi facile qu'il apparait. Beaucoup de ces jeunes filles ne terminaient pas les cours et abandonnaient en cours de cycle, ou échouaient à l'examen final. Quoique en disaient des gens mal informés, ce métier exigeait aussi quelques aptitudes , notamment en Français , et même en ne retenant que ce critère, il n'y avait pas énormément de candidates potentiellement aptes. Non pas que les qualités intellectuelles des filles soient ici minimisées , mais souvent celles qui auraient pu réussir facilement après le BEPC, passaient avec succès des concours pour entrer comme fonctionnaire, soit à la poste, l'éducation nationale, les banques etc... Il existait aussi quelques écoles spécialisées et aussi les fameuse écoles ménagères, mais hélas, souvent beaucoup de ces demoiselles, ne pouvaient que se diriger vers des métiers manuels comme couturière, femme de chambre, bonne à tout faire, mais aussi une bonne partie d'entre elles étaient vouées à devenir des épouses mères de famille.