Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté
Avec une petite réserve, si on avait un point de chute, une adresse ou une personne, qui pouvait se porter garant pour nous. Je remplis un document en double exemplaire et Casimir remonta le samedi après midi avec une autorisation de son commandant . Il jubilait.
-Ah! Ah! Tu as vu ça le père Casimir, il a plus d'un tour dans son sac.
J'étais plus heureux que lui, de pouvoir sortir prendre l'air. Depuis presque quatre mois sans sortir l'air des casernements commençait à me peser. J'étais moins démonstratif que lui mais je l'aurais bien embrassé le camarade Casimir si j'avais osé, je dis.
- Ben oui! J'ai rien compris, il y eu une note de service que le moniteur nous à lu hier soir, nous sommes libres de huit heure à sept heure du soir. Hélas pas beaucoup peuvent sortir car la plupart ne connaissent personne ici , mais moi j'ai déjà ma perm.
Casimir était hilare et manifesta la démesure de sa jubilation.
- Ah! Je m'en doutais que ça se passerait comme ça , mon commandant connaît le capitaine d'ici, il lui a téléphoné et voilà, c'est pas beau ça.
Il était venu avec une peugeot 203 camionnette rutilante, avec sa bâche kaki, devant laquelle j'étais baba! J'aurais donné je ne sais pas quoi pour conduire une telle voiture, et comme j'en faisait le tour admiratif, il m'expliqua.
- Dans la semaine je conduis le commandant dans une 203 aussi mais une conduite intérieur avec quatre portes , mais le week-end il la conduit lui même pour balader sa famille.