Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté
Je ne voyais pas de porte d'entrée, je pensais qu'elle devait se trouver sur l'autre façade. Sur toute la partie droite une série de bâtiments, construits et couverts avec des matériaux disparates, servaient à délimiter le cantonnement sur toute la longueur et en même temps à sécuriser le quartier de ce côté là. Ces bâtiments comportaient peu d'ouvertures, si ce n'est plusieurs portes en bois de différentes dimensions, sans nul doute ces locaux avaient servis à abriter des animaux. Au fond de la cour, face à l'entrée se trouvait un grand hangar , sorte d'appentis, fermé sur trois côtés d'un bardage en bois où étaient attachés une trentaines de chevaux. Toujours sur le fond à la gauche du hangar à chevaux, une cabane en bois rustique , avec un genre de grand comptoir, faisait penser à une baraque à frites.
J'avais mis pied à terre et je regardais, peu rassuré ce décor de western moderne, sauf que dans les collines alentours, ce n'étais pas des indiens , mais souvent des fellagas tout aussi féroces.
Nous fumes conduits dans un des locaux de droite, qui nous fut indiqué comme étant notre chambrée. A l'intérieur, très sombre, une quinzaine de lits superposés étaient alignés contre le mur face à l'entrée, ce qui laissait sur l'autre mur une large allée où étaient installés des placards métalliques un peu déglingués et cabossés. Le brigadier me montra mon lit et Durand me dit.
- Moi je dors au dessus, tu te mets en dessous, tu ranges tes affaires dans le placard de droite et je vais te trouver un vieux cadenas le temps que tu en achète un neuf. On verra ça après, on va aller voir s'il reste un truc à manger à la tambouille .