Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté
Le massif du Djurdjura, au loin, légèrement sur la droite, avait perdu sa neige de mars, mais dressait son cône dans une légère brume, éclairée par l'ouest, par un soleil couchant jaune orangé.
La piste que je repérais le premier, était indiquée par un panneau en bois bancal, où était écrit sans doute le nom d'un douar à peu prés illisible. Je lui montrais du doigt dès que l'aperçus, il leva le pied aussitôt. et s'exclama.
- C'est bon! C'est ici, je me reconnais.
Au début c'était une piste plutôt confortable en légère déclivité, dans un environnement caillouteux et assez dégagé, comme une garrigue, mais avec pas mal de verdure, de petites parcelles de culture et de pâture.
Au fur et à mesure que nous avancions, la pente s'accentuait, la piste ravinée par les pluies de printemps, devenait de plus en plus difficile, obligeant le conducteur à emprunter les bas côtés, faisant de légers écarts pour éviter un nid de poule ou un gros cailloux. J'étais de moins en moins rassuré. Nous roulions maintenant dans une vallée plus étroite où la végétation s'était densifiée, accélérant la tombée de la nuit qui nécessita l'allumage des phares.
Je crus ma dernière heure arrivée quand, à moins de vingt mètres de la voiture, un espèce d'animal sortant des fourrés traversa la piste en trois bonds, contraignant le conducteur à freiner à mort,ce qui provoqua une embardée qui mit la jeep en travers de la piste , le capot à quelques centimètres d'un chêne vert.