Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté
Les deux officiers réussirent à le monter dans la jeep et il fut ramené à sa chambre un peu calmé, mais pas encore totalement réveillé. L'officier vétérinaire accompagné de l'infirmier l'examinèrent et rassurèrent un peu tout le monde. Il avait seulement un poignet cassé, les côtes éraflées dont deux jusqu'à l'os, plusieurs contusions et une coupure au dessus de l'oeil droit, il fut évacué dans la soirée et ne réapparut que deux semaines plus tard le poignet encore plâtré. Le capitaine qui n'avait put lui dire ce qu'il pensait le jour de l'accident , lui ficha un méchant blâme, et l'envoya chez le colonel qui dû certainement lui parler du pays.
Cette histoire après coup amusa tout l'escadron et alimenta les conversations à rire pendant quelques jours. Le veto s'occupa du cheval qui resta indisponible et craintif pendant quelques temps, il s'en remis mais le capitaine interdit à l'adjudant de le monter à nouveau,et lui attribua un autre canasson tout ce qu'il y avait d'ordinaire.
Ces événements nous marquaient parce que les distractions étaient rares au cantonnement. Tout de même pendant l'été << pour les métropolitains>> certains dimanches après midi nous avions droit à la piscine qui se trouvait à Oued Fooda, pas trés loin de chez nous sur la route d'Orléansville. C'était une belle piscine appartenant à la commune mais gérée par des militaires qui en assuraient l'entretien et la garde. Hélas , il n'y avait que des bidasses, pas de civils et encore moins de filles. Nous avions pu y aller quatre ou cinq fois , c'est le GMC du brigadier chef Leger qui nous emmenait. Mais un jour il y eu un attentat dans une piscine du côté d'Oran et ce fut terminé, plus de piscine
La piscine à Oued Fooda ( c'est moi à gauche) et aussi en haut., ces photos ont 50 ans