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Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté

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Les mémoires d'un spahi

Grâce au poste de radio s.300 l'hélicoptère arriva moins d'une heure  plus tard. Le sous Lieutenant fut transporté au PC du Régiment où son décès fut officialisé.
L'opération de " ratissage" sur le secteur, menée l'après midi et le lendemain, avec de gros moyens ne donna rien, sauf deux grenades cachées dans la mechta, où était le meurtrier qui n'avait pas eu le temps de les emporter et deux vieilles "pétoires" dans un petit douar à plusieurs kilomètres de là. Bien sûr personne n'avait rien vu rien entendu, mais chacun savait bien qu'un coup comme celui-ci avait fait l'objet d'une préparation, et que la complicité de certaines personnes avait été nécessaire.
Le cercueil de l'officier fut ramené au cantonnement le surlendemain où les honneurs lui furent rendues sous les couleurs, devant les officiers du régiment et l'escadron au complet ainsi que les parents du sous lieutenant, arrivés le matin pour ramener le corps en France.
Je ne suis pas prêt d'oublier la dignité de ces gens face à l'adversité pendant la cérémonie. Malgré cela au cours du repas du midi où le capitaine les avait conviés dans la salle à manger au fond du couloir de la maison. J'entendis que la conversation, qui suivit le repas vite expédié, tourna rapidement au désavantage du capitaine qui bien evidemment prêchait pour sa paroisse. La mère de l'officier, ne pouvant retenir ses larmes sortit du mess pour aller dehors respirer, et par la porte restée ouverte je pus entendre nettement le père, resté à table, dire au capitaine à haute voix.  

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