Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté
Un peu plus tard deux compagnies du RCC des Attafs, étaient sur place et se lancèrent en direction des collines, où ils pensaient qu'ils étaient partis. Dans l'après midi d'autres unités motorisées se déployèrent sur le secteur, deux hélicoptères passèrent plusieurs heures à tourner vers l'Atlas, mais ce fut peine perdue Les déserteurs avaient sans doute, là aussi, bien préparé leur coup, plusieurs complices devaient les attendre , ou alors comme ils étaient en uniformes ils purent pendant un temps paraitre pour une patrouille, et se planquer dés que les recherches commencèrent. Ce furent les hypothèses qui ressortirent des premières constatations, et de nos interrogatoires que ceux qui étaient de garde cette nuit là subirent pendant deux jours.
On entendit plus jamais parler d'eux, sauf un jour un MAS 36 fut retrouvé lors d'une opération et grâce au Numéro il correspondait à celui qui avait appartenu à un des déserteurs.
Ce deuxième épisode marqua tous les métropolitains et moi-même. Nous nous sentîmes contraints de nous serrer un peu plus les coudes, car nous avions conscience que cette nuit là les déserteurs auraient put trucider, pratiquement sans risques, la vingtaine de spahis présents au cantonnement , dont nous faisions partie, et disparaître comme ils l'avaient fait sans être embétés.
Le capitaine réclama des renforts de français de souche, qu'il obtint assez rapidement et il recommanda à ses officiers et sous-officiers de bien veiller à ce qu'il y ait au moins un métropolitain à chaque tour de garde. Il leur demanda aussi de déceler dans les pelotons les spahis douteux dont ils n'étaient pas trop sûrs.