Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté
Le dessous du plan de travail, était équipé de portes épaisses et devaient servir de frigo et de glacière. A chaque extrémités du bar quelques filles debout, et d'autres assises sur les gradins essayaient d'accrocher le "client" avec de multiples oeillades, et des " tu payes un verre beau soldat". La légèreté de leurs vêtements, sans être indécente, laissait apparaître certaines parties de leur anatomie, des plus suggestives.
Elles avaient toutes une technique imparable pour nous attirer, elles nous volaient notre calot que l'on passait sous l'épaulette ( c'était l'habitude quand on rentrait dans un lieu public ou une habitation on le pliait en deux et on le plaçait sous l'épaulette) ensuite à deux ou trois elles se le passaient de l'une à l'autre jusqu'à ce que le volé commence à leur courir après. A un moment donné la dernière qui le detenait se le plaçait dans sa culotte, obligeant le propriétaire à aller le chercher, évidemment souvent cela marchait .
Quand une des filles réussissait à décider un gars à <<monter>> le couple disparaissait en prenant le cheminement en haut des gradins qui donnaient accés à plusieurs portes, dont les toilettes et les pièces de service de l'établissement . Faisant face au bar de l'autre côté de la salle se trouvait une porte dérobée qui permettait d'emprunter un escalier encastré et invisible d'où nous étions . On voyait rapidement réapparaître le couple à l'un des étages équipés chacun d'un balcon circulaire muni d'un garde corps en bois verni. Ce balcon donnait accès à une dizaine de portes par étage , ou le couple s'engouffrait sitôt que la fille arrivait à sa porte qu'elle ouvrait avec sa clé.
Un Juke-box diffusait de la musique ou des chansons de Trenet, D'André Claveau, de Tino Rossi et aussi de Gloria Lasso, Rina Ketty et autre Patachou. Quelques couples dansaient sur ces airs un peu envoûtants et une lumière tamisée donnait à cet endroit une ambiance mystérieuse.