Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté
Ensuite un dispositif de courroie et de levier servant d'embrayage , permettait de lancer le groupe . La manipulation était assez compliquée mais après quelques ratées au début , par la suite cela se passa a peu prés bien par la suite. Les pannes de secteur n'étaient pas trop fréquentes, mais c'était souvent en pleine nuit.
Un peu plus tard, il m'arrivait, avec soeur Gabrielle, l'économe, d'aller au marché des Attafs. Je lui aidais à porter les caisses de fruits et de légumes , cette activité me permettait de sortir deux fois par semaine de mon train train quotidien, et ainsi je retrouvais mes forces . J'avais pratiquement repris une alimentation normale et une totale liberté de mouvement. Grâce à l'hôpital, qui avait tout prévu, on nous avait attribué un jeu de deux survêtements, je m'étais acheté une paire de tennis et un pull et ce fut le meilleur mois que je passais en Algérie.
Il y avait dans notre pavillon, je l'ai déjà dit,une trentaine de malades, et l'un d'eux s'appelait Weber ou Veber, je ne me souviens pas de son prénom, mais je suis à peu près certain que c'était Francis. En tous cas celui qui était là, s'évertuait à monter une pièce de théatre pour fêter Noël qui approchait.
Je pense qu'il cherchait à l'époque a se faire plaisir, mais aussi occuper intelligemment nos soirées avec les répétitions quotidiennes et enfin distraire un peu le personnel Chrétien de l'hôpital, qui n'avait que peu de distractions, Il s'agissait du Médecin chef et son épouse et ses assistantes, les infirmières , les lingères, la Mère supérieure, et sa trentaine de bonnes soeurs et quelques personnes du village comme le curé, le Maire etc...!