Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté
Elle n'avait pas beaucoup changé, et dansait toujours aussi bien. Au début au cours d'une Rumba, on se donna de nos nouvelles en dansant, elle me dit qu'elle avait eu son BAC et avait réussi le concours d'entrée à l'école normale d'instituteurs à Alger, et y était comme interne depuis le 1er octobre. Je lui expliquais mon parcours, ma maladie la raison pour laquelle je me trouvais là etc... Son habitude de renvoyer son buste en arrière en dansant et d'appuyer fort son bas ventre contre le mien, étant presque aussi grande que moi, et appuyant de plus en plus fort, il ne me fallu pas longtemps pour que s'éveille en moi une émotion de plus en plus difficile à contrôler, d'autant que sa façon de me planter gentiment ses ongles dans les omoplates, n'était pas faite pour me dissuader. Bref! La valse musette suivante ralentis un peu mes ardeurs, mais cela recommença au Tango suivant.
Tout à coup un brouhaha dans l'entrée me fis retourner la tête et là j'aperçus soeur Antoinette qui demandait d'arrêter la musique et pas contente du tout nous donna l'ordre de rentrer de suite à l'hôpital, car elle était responsable de notre sécurité etc...etc... Il est vrai que cette sauterie dans cette classe, frisait un peu l'inconscience, compte tenu des risques d'attentats ou simplement de chahut ou de bagarre. Sans discuter nous regagnâmes nos pênates on remit la musique dans la salle, et comme j'avais laissé Elisabeth contraint et forcé, Marie était ravie de me récuperer et ne me tenait pas rigueur de mon infidélité. Le charme était quand même un peu tombé entre nous mais on se remis à danser , de manger et de boire les restes de midi et de ne se coucher qu'à onze heures du soir.