Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté
Dans la vallée, la couche neige était aussi épaisse mais presque fondante vers neuf heure du matin. Je me mis à faire du stop , mais peu de véhicules militaires circulaient et je mis une bonne heure pour trouver un camion qui me conduisit à Saint Cyprien. Finalement je passai une belle journée à l'hôpital. Je rentrais vers six heure, toute la neige avait fondu et la route était presque sèche.
La fin de mon " séjour" en Algérie approchait. Mon impatience d'en finir n'avait d'égale à la langueur des journées au cantonnement. Tout le monde me foutait une paix royale, j'étais même exempté de garde la dernière semaine .
J'étais le seul libérable de l'escadron, sauf un autre gars du 3° peloton, un anar antimilitariste. Comme il était sans cesse à envoyer balader, les sous-officiers et même l'officier chef de peloton, il avait écopé de nombreux jours de prison et devait faire trois semaines de plus. Il l'avait mauvaise, je passais le voir pour l'encourager et essayait de lui faire comprendre d'arrêter de faire l'imbécile pendant quelques temps, ce serait vite passé.
A deux jours de mon départ, je discutais encore avec Guiraud , il m'annonça que c'était son anniversaire, il avait 24 ans aujourd'hui( c'était un sursitaire) et il me dit.
- Viens je te paye un verre au foyer, peut-être il reste une bière fraîche ( pendant que Durand était là il avait trouvé un vieux frigo) Il restait de la bière au frais et on en siffla deux , mais la " Pils 33" n'était pas ma boisson préférée, et je demandais au gars derrière le bar, en me penchant par dessus le comptoir espérant voir quelque chose de bon.