Il n’aura pas échappé à l’observateur avisé que c’est la crise. Le Français est dépressif et ne s’endette plus. Pis, il ne consomme pas, sinon quelques roteuses par-ci par-là, judicieusement agrémentées de Prozac®. Dans ce contexte merdique, rien d’étonnant à ce que le marasme s’étende à d’autres secteurs jusque-là épargnés. C’est le cas du marché législatif. Les opérateurs nationaux sont impuissants à concurrencer les produits élyséens de qualité chinoise. Du coup, les usines ferment : l’Assemblée Nationale est l’objet d’un vaste plan social.
Matignon S.A. fut la première victime, dépouillée par une OPA agressive qui a laissé François Fillon en string devant les portes du Pôle Emploi. C’est maintenant au Parlement de subir les assauts de l’inquiétant hedge fund de la rue du Faubourg-Saint-Honoré. L’Etat est impuissant :
« Les caisses sont vides » assure Éric Woerth en se bidonnant. Le Président Accoyer a donc déposé le bilan.
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BRAVE PATRIE