A croire que toute la presse s’est donné le mot: hier matin, tous les journaux s’inquiétaient de l’état de TF1, chaîne leader, autrefois fleuron de l'audiovisuel français, exemple européen. Les Echos d’abord, qui n’y sont pas allés de main morte. « La crise publicitaire fait vaciller le modèle TF1 », titrait le quotidien économique qui évoquait « une descente aux enfers ». Touchée de plein fouet par la récession publicitaire, la Une affichera au premier trimestre une perte de 10 à 15 millions d’euros.
En pages intérieures, l’éditorialiste David Barroux parlait de « la fin d’un âge d’or », précisant surtout que si TF1 flanche, ce n’est pas seulement en raison de causes extérieures : « les faiblesses d’aujourd’hui sont aussi le reflet d’erreurs stratégiques commises par la précédente direction comme par l’équipe actuelle. Passé à côté de la TNT, en retard sur le web, timide sur le front des diversifications ». Si l’éditorialiste ajoute que la chaîne a les moyens de réagir, il faudra en passer par des « choix douloureux ».