Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté
Lundi, Nicolas Sarkozy voyageait comme il aime le faire: un déplacement express au Brésil pour saluer Lula, et ramener un juteux contrat de vente de 36 Rafales Dassault. Vingt-six heures d'avions pour moins de vingt-quatre sur place. Il faut bien rentabiliser le nouvel Air France One, du surnom de son nouvel Airbus acquis l'an dernier. Les médias se félicitent du coup d'éclat présidentiel. Quelques-uns notent que Sarkozy a promis un transfert de technologie et de savoir-faire intégral en faveur de l'armée brésilienne pour faciliter la vente. D'autres soulignent que Sarkozy ne conçoit la diplomatie que commercialement utile. Dassault n'avait jamais réussi à convaincre un Etat étranger d'acheter ses avions Rafale. Sarkozy pavoise, plaisante sur le barbecue que son homologue lui aurait promis, seul engagement non tenu à ce jour. Il n'a pas fallu attendre une semaine pour apprendre que deux autres constructeurs concurrents étaient encore en lice contre Dassault. L'Etat major brésilien avait prévu de rendre sa décision dans un mois. Le ministère de la défense a fait savoir que rien n'était gagné: « le processus de sélection n'est pas encore terminé. Les négociations se poursuivront avec les trois participants, au cours desquelles les propositions présentées seront approfondies, et éventuellement redéfinies ». Patatras ! L'histoire d'un Superprésident-supervendeur n'était ... qu'une histoire.