Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté
où j'avais obtenu en 1954, un CAP de maçon aprés trois années d'internat. J'avais entre autre appris a lire les plans pas trop compliqués . Je me débrouillais pas mal et mon patron me laissait la "bride sur le cou". Cette fonction de chef d'équipe ne m'empêchait pas de travailler manuellement comme les autres maçons en exécutant des ouvrages les plus difficiles. Je m'acquittais de mon mieux de ces fonctions et je dois le dire, un peu "cabot" je prenais mon rôle trés au sérieux. Malgré mon jeune âge toute l'équipe me respectait et j'étais heureux de cette fonction qui me promettait un bel avenir ( m'avait dit le coiffeur du pays).
Je ne me rendais pas trop compte de mes responsabilités, tout cela me paraissait normal et naturel. Mon patron Monsieur Maugué, un brave homme, et si j'en juge certains (patrons)que j'ai eu ensuite celui-ci était un excellent patron. Il venait de Paris tous les quinze jours, il m'encourageait, en me donnant un bon salaire, et si je faisais quelques petites erreurs il évitait de m'accabler. Il me laissait assumer mes fonctions qui, en plus de diriger l'équipe au quotidien, m'obligeaient à commander les matériaux et matériels nécessaires, tenir les registres d'horaires de travail, factures, bons de livraison etc... Je devais aussi chaque jeudi commander les acomptes par téléphone ( jusqu'en 1970 environ, sur les chantiers, dans toutes les entreprises chaque samedi on percevait un acompte a valoir sur la paye du mois en cours, cette habitude a perpétuer dans certaines societés, jusque dans les années quatre vingt.) Ces acomptes m'étaient adressés par mandat télégraphique le samedi matin et je devais les distribuer, et renvoyer les bordereaux et les autres documents le samedi aprés midi avant 16 heures.