Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté
Ils étaient surveillés en permanence et arrosés constamment d'une sauce trés épicée, et du jus de cuisson, par deux hommes. Pendant ce temps, d'autres préparaient le couscous et d'autres ingrédients, et installaient les tables en plein air. Il arrivait aussi que quelques femmes , musulmanes, apportent aussi du coucous et des merguez de mouton. J'avais à un moment pensé que pour les femmes c'était un peu "téléphoné" pour donner bonne impression aux spahis, et que l'armée Française était bienvenue dans leur pays. Mais peut-être était-ce spontané.
A la dégustation, étaient invités tous les notables des environs, cela allait du maire, au curé, le caïd , l'imam, le Bachaga Boualem et autre sommités religieuses musulmanes en tenue traditionnelle , malgré la chaleur, et le chèche blanc parfaitement enroulé sur la tête. A ces notables s'ajoutait une partie de l'état major du régiment , le colonel et ses adjoints, quelques officiers des unités voisine Des Attafs, de Rouina ou d'Oued Fodda .
Le rituel des dégustation était immuable:Les moutons cuits à point étaient retirés du feu, chacun tenu en bon ordre par deux spahis en tenue traditionnelle, par chaque bout des perches de bois qui avait servi de broche . La tenue traditionnelle n'était pas la tenue de parade , elle se composait d'un séroual et d'une gandourah en toile écrue ceinte à la taille par une large ceinture en tissus rouge. Le chèche écru aussi parfaitement enroulé sur la tête donnait en plus pour chacun de ces hommes une solennité remarquable..