Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté
Un large escalier de trois larges marches formant perron, permettait d'accéder au rez de chaussée par un palier en ciment et un porche au linteau cintré équipé d'une large porte à double battant au dessus de laquelle un néon bleuté faisait clignoter le mot" DANCING".
On payait le droit d'entrée comme en métropole, a un caissier installé à l'intérieur, à droite de l'entrée, qui nous collait un coup de tampon au poignet , prouvant qu'on avait bien acquitté le droit d'entrée. C'était une belle salle rectangulaire, seules deux fenêtres au fond éclairaient et aéraient le local. Sur une petite estrade, entre les deux ouvertures, un groupe de trois musiciens, sur un air de paso-doble, essayait de faire danser une vingtaine de couples. Une rangée de bancs de chaque côté, servait de sieges à une douzaine de jeunes civils et militaires, qui n'avaient pas trouvé de cavalière. Une lumière diffuse complétait l'éclairage naturel de la salle et au flafond, assez haut, une grosse boule à facettes projetait en tournant une mutitude d'étoile qui courraient sur les murs sombres et le parquet brillant. Un bar était installé à droite de l'entrée où quelques soldats, sirotaient une bière et, André qui ne dansait pas les avait rejoint. Un tango " La Paloma" qui s'annonçait me rappela quelques bons souvenirs des bals de nos campagne en métropole , et aussitôt je me sentis des fourmis dans les jambes.
Elisabeth, malgré sa tenue de jeune fille et son air bon chic bon genre , sa façon de balancer sa tête au rythme de la musique, était une invite à danser. Je l'invitais et, sans parler je l'emmenais sur la piste et parmi les autres danseurs on essaya de synchroniser nos mouvements.