Benjamin Rosoux, un des "terroristes" présumés, se confie à Libération.
"Sabotages" à la SNCF: "L'opération qui est en cours nous dépasse"
Les trains de la SNCF
Reuters/© Mal Langsdon / Reuters
Benjamin Rosoux a raconté à Libération tout ce qu'il lui est arrivé depuis son interpellation dans l'affaire du sabotage des voies SNCF. Sur 3 pages, il raconte la descente des gendarmes à Tarnac, son passage devant le juge, son retour à la "réalité". Il donne son point de vue sur l'affaire, grossie médiatiquement. Et clame haut et fort son innocence. S'il est libre, ce n'est pas le cas de tous ses compagnons: Julien Coupat, sa compagne Ydlune, et deux autres membres du groupe. Morceaux choisis.
"Le parallèle entre l'affaire de Villiers-le-Bel et celle de Tarnac est assez pertinent sur la façon dont la communication a été orchestrée sur une opération coup de poing: démonstration de force démesurée et présence des médias dès les premières heures. Même volonté de la police de diaboliser, de construire du coupable..."
"Nous n'avons pas de perspective sur comment ça va se terminer, ni quand, ni combien de temps ça va prendre. (...) L'opération qui est en cours nous dépasse. Et si beaucoup de gens se sont mobilisés, c'est aussi parce que tout le monde sent bien qu'il y a un seuil franchi à travers cette affaire-là."
(Source: Libération)