Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté
- Donc si je fais bien mes comptes, tu es ici jusqu'à la fin de l'année.
En fait nous étions dans un hôpital civil. Il était tenu par un médecin chef, assez âgé, un deuxième plus jeune , une trentaine de bonnes soeurs, et deux infirmières civiles de la Croix Rouge. Pour ce qui concernait le Pavillon militaire ( c'était son nom) ce bâtiment préfabriqué, tout en longueur accueillait une trentaine de bidasses , presque tous atteints de Jaunisse. Deux seulement étaient blessés par balle mais pas trop gravement. Pour s'occuper de nous il y avait un sous-lieutenant, appelé comme nous,, toujours en survêtement avec sa blouse blanche par dessus , un infirmier diplôme , et soeur Marie Antoinette qui, tous les matins, venait donner un coup de main aux piqûres.
Cet hôpital était situé à côté du petit village de Saint Cyprien des Attafs à une dizaine de kilomètres du cantonnement de Sainte Monique. De nombreux bâtiments en durs le composait, et plusieurs hectares de plantations d'oliviers, de citronniers, orangers, mandariniers, ainsi que de cultures diverses surtout de légumes complétait cet ensemble. Il était entièrement clos d'un mur d'enceinte, tout en maçonnerie de pierres jointoyées. Toute cette structure était cultivée, entretenue, les seules Bonnes Soeurs. Aucun homme ne les aidait aux travaux domestiques , elles s'occupaient de tout de l'entretien du parc, des vergers, des cultures, de l'intendance et bien entendu de tous les malades civils , d'un grand pavillon d'enfants handicapés profonds, d'un espace maternité etc.. etc..Le seul homme qui était attaché à l'hôpital était un vieil homme qui s'occupait de la barrière de l'entrée du type passage à niveau qu'il levait et baissait au passage de chaque véhicule. Il était toujours avec un vieux fusil de chasse en bandoulière mais il m'avait qu'il n'avait pas de cartouches.