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Ecriture des " Mémoires d'un spahi" Actualités, peepole, humour, liberté, photos liberté

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suite page 214

Je ne pus lui répondre que ce que nous avions vu et entendu surtout en gare d'Alger, il y avait quarante huit heures, il continua.
ils est dans la région de Tlemcen, pas trés loin de la frontière marocaine. Il ne se plaint pas mais je le connais , même s'il en bavait il ne nous le dirait pas. Enfin, vous comprenez, avec ma femme on se fait du soucis.
Tout en ne lui cachant pas la vérité, et notre avis sur ce conflit que nos hommes politiques, ne voulaient pas appeler Guerre, nous essayâmes de calmer un peu son inquiétude, et répondîmes à ses questions aussi justement que possible.. Ensuite il nous dit que son fils en avait encore pour six mois, et après nos remerciements mutuels, il s'en fut avec une petite larme à l'oeil. L'estomac un peu encombré nous incita à prendre un petit cognac pour la digestion et on gagna les quais où de nombreux soldats  attendaient assis pour la plupart sur leur paquetage ou leur valisette.
Le train n'était pas trop encombré, et dans un compartiment, assis,face on put bavarder avec Marcel et tirer des plans sur notre future vie de civil.
- Poitiers! Poitiers! Trois minutes d'arrêt, les voyageurs, pour Tours, Paris en voiture s'il vous plaît!
En entendant le haut parleur de la gare, je saluai mon copain de voyage, et j'arrivai à la portière du wagon un peu ému.et jetai mon barda sur le quai.. J'étais à l'avant du train et commençais à me diriger vers la sortie avec mon lourd paquetage sur le dos. Un peu de brume adoucissait la lumière crue des lampadaires et un petit vent d'ouest me fit arrêter pour fermer mon blouson.
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