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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 23:30

- Eh! Georges, je viens de faire un tour, il n'y a personne au postes de garde, où sont passés les autres.
Appuyé sur un coude encore dans "coltar" je regardais ma montre sans rien voir.
- Quels autres, merde, quelle heure il est ?
- On devait nous réveiller à six heure non ? Il est presque sept heures.
Je finis par me lever et dus me rendre à l'évidence, quatre lits étaient vides, mais cela m'aurait paru normal, car c'était les lits des gars qui étaient en poste de quatre à six heure, je dis à Durand et aux autres qui se réveillaient.
- Tu parles tu les as dans leur chambres, ou avec Mimile en train de boir le café.
Durand qui tournait en rond devant la porte de la guitoune s'énerva un peu.
- Putain! je te dis que j'ai fait le tour ils ne sont pas là.
Je mis les pieds dehors avec les autres, un silence impressionnant régnait dans le camp, si ce n'était la dizaine de chevaux indisponibles ou restant au camp par manque de cavaliers, qui piaffaient à l'écurie en attendant que l'on s'occupe d'eux. J'étais sorti un peu méfiant , mais revenu de ma surprise, avec Durand, nous allâmes visiter les chambres et je constatais que mon copain avait raison, et après vérification du cahier de poste il manquait bien cinq spahis , les quatre cités et un qui était en garde des chevaux à l'écurie, plus le maréchal des logis Hammed; soit six déserteurs avec armes et bagages.
Je courus prévenir le major et le chef Zouaoui responsable du camp. Ce fut le branle bas de combat, Houdart le radio qui n'avait rien entendu ni vu depuis son mirador, rameuta le PC du régiment, qui renvoya dans la demi heure une escouade  d'une dizaine de spahis et un lieutenant dans deux EBR et un Command- car     tous armés jusqu'au dents..

 

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 19:33

Cascades  ci dessus jarabacoa, rep.Dom
Ci dessus cascade de Gimel en Correze

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 19:24
cascades de Jarabacoa (Rép.Dominicaine) surcelle de gauche un enfant saute  por un petits pesos
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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 23:44

mais eux, même s'ils faisaient valoir leur enrôlement de force par l'armée française , connaissant la déterminations des fellaghas, ils se trouveraient dans une position difficile à défendre.
Bref! nous on sentait bien que la balance commençait à pencher  du mauvais côté, ce qui ne nous rassurait pas du tout, et nous en eûmes la confirmation quelques jours plus tard.
L'escadron dût partir en opération pour plusieurs jours, nous laissant à vingt cinq dont trois sous-officiers avec le Major, un brigadier chef et un brigadier algérien et seulement huit français de souche. Je l'ai déjà dit mais dans ces cas là , on prenait la garde une nuit sur deux et quatre heures par nuit. Pour moi cette nuit là c'était de 8 heuresdu soir à 10 heures et de 2 heure à 4 heure du matin..
Ce dont on ne 'était pas méfiés, c'est que chef de poste était bien un maréchal des logis de carrière mais Algérien, et que les postes de garde de 4 à 6 heures du matin étaient tenus uniquement par des algériens sauf le mirador tenu par le radio sur le pigeonnier à l'arrière des batiments. La guitoune qui servait de poste de garde était équipée de dix lits et d'une chambre pour le chef de poste délimitée par un épais rideau qui permettait une certaine intimité.
Le sous-officier fit la relève à quatre heures comme prévu et compte tenu de mon manque de sommeil en compagnie de Durand et Guiraud je m'endormis comme une masse espérant faire une grasse matinée jusqu'a huit ou neuf heures.
C'est la voix de Durand que j'entendis tout d'abord, il me sembla que j'avais dormi longtemps, j'avais du mal à ouvrir les yeux compte tenu de l'éclairage blafard que diffusait la seule ampoule de la tente, je me demandais ce qui se passait car le jour n'était pas encore levé.

 

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 23:11
- Capitaine, soyez objectif, on nous fait croire en métropole que vous faites du maintient de l'ordre, de la pacification, mais mon cher vous êtes en guerre, et si vous refusez d'en tenir compte vous allez vous faire étriller un de ces jours. Je continue et persiste de croire que mon fils est mort, comme d'habitude, à cause de la naïveté, ou plus grave, à l'incompétence d'officiers supérieurs qui vous envoient au casse pipe sans aucune sécurité.
Le capitaine ne répondit pas, et sortant dans le couloir, reconduisit le père jusqu'au portail où l'attendait son épouse et la voiture funéraire.
Après cet épisode douloureux, l'escadron unanime resta très affecté quelques temps et le capitaine paraissait avoir vieilli de plusieurs années et eut du ml à s'en remettre. Il finit par prendre quelques dispositions de sécurité , en faisant installer un projecteur trés puisant sur le mirador, et de nuit un métropolitain avec Houdart, le Radio qui dormait sur place dans un grand pigeonnier aménagé, un fusil mitrailleur était mis en place.
Il est vrai qu'à ce moment là, la plupart d'entre nous , appelés et engagés compris, pensions qu'une guerre totale était inévitable, elle faisait déjà rage dans les Aurés à l'est et aussi dans une moindre mesure vers la partie ouest de l'Ouarsenis.
On sentait aussi que la communauté des spahis d'origine algérienne était de plus en plus inquiète quant à l'issue de cette inadéquation à savoir.
Eux étaient nés ici et ils avaient trés bien compris que si la France pliait bagages il ne pourraient pas rester dans leur pays. Quelques uns ne rentraient pas de permission mais bizarrement  ils étaient rares.
D'un autre côté  la majorité d'entre eux étaient comme nous  contraints d'être incorporés comme la plupart des métropolitains. Pour nous si cela se terminait on rentrait au pays et adieu l'Algérie. 

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 22:48

Grâce au poste de radio s.300 l'hélicoptère arriva moins d'une heure  plus tard. Le sous Lieutenant fut transporté au PC du Régiment où son décès fut officialisé.
L'opération de " ratissage" sur le secteur, menée l'après midi et le lendemain, avec de gros moyens ne donna rien, sauf deux grenades cachées dans la mechta, où était le meurtrier qui n'avait pas eu le temps de les emporter et deux vieilles "pétoires" dans un petit douar à plusieurs kilomètres de là. Bien sûr personne n'avait rien vu rien entendu, mais chacun savait bien qu'un coup comme celui-ci avait fait l'objet d'une préparation, et que la complicité de certaines personnes avait été nécessaire.
Le cercueil de l'officier fut ramené au cantonnement le surlendemain où les honneurs lui furent rendues sous les couleurs, devant les officiers du régiment et l'escadron au complet ainsi que les parents du sous lieutenant, arrivés le matin pour ramener le corps en France.
Je ne suis pas prêt d'oublier la dignité de ces gens face à l'adversité pendant la cérémonie. Malgré cela au cours du repas du midi où le capitaine les avait conviés dans la salle à manger au fond du couloir de la maison. J'entendis que la conversation, qui suivit le repas vite expédié, tourna rapidement au désavantage du capitaine qui bien evidemment prêchait pour sa paroisse. La mère de l'officier, ne pouvant retenir ses larmes sortit du mess pour aller dehors respirer, et par la porte restée ouverte je pus entendre nettement le père, resté à table, dire au capitaine à haute voix.  

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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 19:21

Une vieille dame, de plus de 90 ans mais fringante, rentre dans une pharmacie.

 

- Bonjour Monsieur, avez-vous de l'aspirine ?

- Oui, sans aucun doute.

- Avez-vous des antidouleurs ?

- Oui, aucun problème.

 

- Avez vous des antirhumatismaux ?

- C'est certain que nous en avons.

 

- Avez-vous du Viagra ?

- Oui, bien sûr.

 

- Avez-vous des pilules antirides ?

- Oui, nous en avons.

 

- Avez-vous du gel pour les hémorroïdes ?

- Évidemment.

 

- Avez-vous du bicarbonate ?

- Certainement.

 

- Avez-vous des médicaments pour le foie ?

- Bien sûr.

 

- Avez-vous des antidépresseurs ?

- Oui, sans aucun doute.

 

- Avez-vous des somnifères ?

- Oui, oui, nous en avons.

 

- Avez-vous des produits pour la mémoire ?

- Oui... quelques-uns !

 

- Avez-vous des béquilles ?

- Évidemment.

 

- Avez-vous des couches pour adultes ?

- Mais certainement.

 

- Avez-vous ...

 

- Enfin, Madame... nous sommes une pharmacie professionnelle. Nous avons tous les produits. Quel est votre problème ?

 

- Je dois épouser mon Léon, 95 ans, à la fin du mois. Nous aimerions savoir si nous pouvons laisser notre liste de mariage chez vous...

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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 11:26
Pour ceux que cela interesse, voir et ecouter la prestation d'Olivier Besancenot à l'émission d'A.Chabot "a vous de juger"

Voir l'émission sur le site " Radio rouge"

je l'ai trouvé fantastique, brillantissime, le P.S pour qui je roule un peu ferait bien de s'inspirer. 
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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 21:53
et j'aime toujours, cette tirade  d' Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac. Je viens de tomber dessus par hasard, en cherchant autre chose.

        Mais .....Chanter
        Rever, rire, passer être seul, être libre.
        Avoir l'oeil qui regarde bien, la voix qui vibre,
        Mettre quand il vous plaît son feutre de travers,
        Pour un oui pour un non se battre,- ou faire un vers!
        Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
         A tel voyage, auquel on pense, dans la lune!
         N'écrire rien jamais qui de soi ne sortit, 
         Et modeste d'ailleurs, se dire: mon petit
         Soit satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
         Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles,
          ......
          Bref, dédaignant d'être le lierre parasite,
          Lors même qu'on est pas le chêne ou le tilleul,
          Ne pas monter bien haut, peut-être mais tout seul.

          Quelle puissance dégage ce texte , pas une ride, nullement désuet, ces mots là
             ont plus d'un siecle et sont tellement d'actualité.       


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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 23:14

Les deux hommes étaient armés,mais sans aucune méfiance, car cette région était réputée pour être des plus calmes et peut d'exactions y avaient été commises, d'autre part non loin de là un groupe d'enfants jouaient en surveillant un troupeau de chêvres , et queques uns s'étaient approché des spahis pour leur mendier une friandise.
Le sous lieutenant s'approcha de la mechta et frappa à la porte normalement , afin d'en demander l'ouverture aux occupants. A peine avait-il finit de frapper que la porte s'ouvrit violemment , et qu'un homme jeune, plutôt de petite taille, la tête entourée d'un chêche noir, s'encadra dans l'entrée un revolver à la main, tirant par deux fois, à bout portant sur l'officier qui s'effondra aussitôt. La porte fut refermée derechef, laissant le brigadier complètement affolé qui s'empêtra avec la bretelle de son arme au lieu de tirer dans la porte ou de réagir d'une autre manière. Le temps que le sous-officier resté près de l'abreuvoir arrive sur le lieu du forfait et fasse effectuer un petit bouclage tout en faisant mettre ses hommes un peu à couvert, il ne put que constater la gravité des blessures du sous lieutenant. qui mourut presque aussitôt.
Nulle trace de l'assassin, l'habitation était vide et sembla t-il inhabitée, un chemin de repli qui se perdait rapidement dans la forêt toute proche, fut découvert à l'arrière à partir d'une petite ouverture. Ce dispositif qui avait dût être préparé d'avance, et l'effet de surprise, avait donné le temps au loustic de se carapater. Le douar ne comportait qu'une dizaine de gourbis où vivaient quelques femmes , deux ou trois"chibanis" et les enfants qui s'occupaient des chèvres. Aucun homme en état de se battre n'habitait cet endroit, s'il y en avait eu ils étaient partis depuis longtemps. 






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